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L’AFP rapporte les plaintes de la direction de LYon-2, suite à quelques tags – et l’incendie d’archives (?). L’AG étudiante, elle, a voté l’occupation « illimitée » de la fac. Les négociations sur le relevé des absences pendant les AG sont suspendues.

D’« importantes dégradations » ont été commises dans la nuit de mardi à mercredi sur le campus de l’université Lyon-2 à Bron par des personnes qui ont notamment mis le feu à des archives de dossiers d’étudiants, a-t-on appris auprès de l’université, qui a déposé plainte.

Les cours ont toutefois « repris normalement » mercredi matin, précise l’université, qui estime les dégradations à « plusieurs milliers d’euros ».

Quelque 400 étudiants réunis en assemblée générale mardi avaient voté « l’occupation illimitée » du campus Porte des Alpes à Bron, et la présidence de l’Université avait pris un arrêté de fermeture des locaux pour la nuit.

« Violant l’arrêté », une « trentaine d’individus » se sont introduits dans la nuit dans les bâtiments de psycho-sociologie et ont tagué « les murs d’un amphithéâtre, ainsi que ceux d’un hall et d’un couloir attenant », a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’université.

« Ils ont bloqué les accès d’un bâtiment avec des chaises et des tables, brisé des vitres, arraché des panneaux d’affichage et brûlé des archives de dossiers d’étudiants de l’institut de psychologie », a-t-il dit.

Les casseurs ont vidé les extincteurs et déroulé les lances à incendie pour éteindre les flammes, tout en laissant les locaux dans « un état de saleté important ».

« Il s’agit d’actes de délinquance pure et simple », souligne dans un communiqué la présidence de Lyon-2, pour qui "mettre le feu aux archives d’une composante de
l’université (...) relève de la mise en danger de la vie d’autrui et, le cas échéant, d’une procédure criminelle"
.

« L’université poursuivra les auteurs de ces actes dans le cadre des procédures de discipline interne et devant les tribunaux », ajoute-t-elle.

Elle souligne que, « dans ces conditions », elle « ne peut accéder à la demande des délégations d’étudiants de procéder à la levée du contrôle des absences lors de la tenue des assemblées générales », car « tant que les tentatives d’occupation des locaux, ou de blocage, se maintiendront, tout débat démocratique sera de fait rendu impossible ».

[Source : AFP]