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Pourquoi Lesbos ?

Lesbos est de par sa proximité avec la Turquie pour les migrant-e-s et les réfugié-e-s d’Iran, d’Irak, d’Afghanistan, de Somalie par exemple une porte d’entrée principale dans l’Union européenne.

Seulement ici ils n’ont pas à attendre un scénario de bienvenue. La
destruction systématique des bateaux dans les eaux grecques par les patrouilles
Frontex et par les gardes côtiers grecs est devenue entretemps normalité aussi bien que le refoulement illégal et par la force des bateaux des réfugiés aux côtes turques. La mort des réfugiés est prise en compte, les passagers des embarcations sont refoulés sur des îles inhabitées ou abandonné à leur sort en pleine mer.

Pour ceux qui malgré tout arrivent à atteindre le continent ils seront alors retenus arbitrairement dans les ports ou alors acheminés en Turquie ou encore reçus officiellement. Cet accueil consiste en un emprisonnement pour une durée qui peut aller jusqu’à trois mois dans le centre d’hébergement de Pagani aux les environs de Mytilini.

La situation ici est caractérisée par des conditions d’hygiène exécrable et par un mépris total de la personne.

Comme il est impossible d’introduire une demande d’asile sur Lesbos les personnes reçoivent automatiquement un arrêté d’expulsion. Cette situation fait partie d’une stratégie de la politique des centres d’hébergement de l’Union Européenne. L’objectif étant de dégouter les réfugiés de continuer d’utiliser ce passage et de les inciter à retourner “volontairement”.

Une demande d’asile ne peut être introduite qu’à Athènes. Cela veut dire que les personnes qui doivent quitter les centres d’hébergement de Lesbos sont obligés de se rendre à Athènes à l’administration centrale pour les étrangers et les réfugiés. Cette tactique réfléchie (heures d’ouvertures insuffisantes, personnels sous-équipés, et actions arbitraires) démontre que la Grèce est incapable et n’a pas la volonté pour le moins de garantir le droit européen pour ce qui concerne le déroulement des demandes d’asile.

Déjà trois personnes ont perdu la vie dans leur tentative de se rendre à l’administration pour les immigrés.

Avec l’aide des camarades Grecs et internationaux nous voulons manifester vivement notre opposition et notre contestation contre la forteresse européenne méprisante. Des manifestations diverses seront accompagnées de discussions et de workshop sur les Thèmes de la politique contre le racisme, sur Frontex, l’UE afin de rendre manifeste les conditions ainsi que leurs conséquences pour les
migrants.

Dans la mesure où l’Allemagne joue un rôle-clé dans le développement de la politique européenne, des actions d’aides seront organisées en RFA au mois d’août afin de dessiner (?) une image de contestation internationale.

Acteur international en haute mer

Frontex

Frontex est un acteur principal dans le développement d’une politique globale d’immigration et la personnification de la partie répressive et militarisée du régime frontalier. L’agence européenne pour la coopération au niveau des frontières extérieures a son siège à Varsovie et opère depuis octobre 2004.

Son budget était à l’époque de 6,2 millions d’euros, en 2005 il augmenté et était évalué à 100 millions d’euros. Ajouté à cela elle dispose de 115 bateaux, 27 hélicoptères, 3 unités mobiles de radar, 23 automobiles et un pools d’experts internationaux d’administration nationale des frontières.

Frontex opère sur la base d’analyse de risque, qui sont élaborés en collaboration avec les pays membres. Ceux-ci relèvent de l’exigence d’isoler la frontière extérieure de l’UE et de combattre tous les mouvements migratoires non documentés. Frontex dirige des opérations communes sur base des données recueillies et sur demande des pays membres, par exemple des patrouilles ou des opérations de refoulement sous des patronymes qui sonnent bien aux oreilles, Nautilus aux portes de Malte et en Italie, Poséidon aux portes de la Grèce. Ainsi la brutalité des opérations aux portes de l’UE est occultée aussi bien que la méthode de travail de Frontex.

Dublin II

Les accords de Dublin II considère que les personnes qui entrent dans l’UE ne peuvent demander l’asile uniquement dans le pays ou ils/elles ont été enregistrées
Au sortir de leur pays d’origine. La RAF n’a pas de frontière avec des pays non-membre de l’UE et des réfugiés qui ont été enregistrés au préalable dans un autre pays, dans cet autre pays tiers “sûr” (???) seront refoulés vers cet état “tiers” par exemple la Grèce. Toutefois étant donné que la voie “légale” pour l’asile a été rendue difficile d’accès il ne reste souvent plus que la voie de l’illégalité.

Pour la RFA Dublin II rend le refoulement des personnes plus aisé même si les pays de l’UE en raison de la situation décrite plus haut ne refoulent plus vers la Grèce. L’Allemagne excepté.

Et qu’est ce que cela à voir maintenant avec l’Allemagne ?

“Est-ce que l’Allemagne va être protégée contre l’immigration illégale à Lampedusa ou à Lanzarote, Mr. Schäuble ?”

« Bien évidemment. Dans une Europe dans laquelle les contrôles aux frontières intérieures ont été abolis les frontières extérieures de chaque pays membre seront contrôlées. C’est le principe de l’intégration européenne. » (Ministre de l’intérieur Dr. Wolfgang Schäuble dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le 29.)

Pour la situation décrite à Lesbos la responsabilité n’en incombe pas uniquement à la Grèce mais à l’UE. L’UE continue dans sa lancée à intensifier les contrôles dans ses frontières extérieures et ainsi met la pression sur le gouvernement grec.

La Présidence allemande du Conseil de l’UE de 2007 a été l’année au cours de laquelle a été enregistré le plus haut taux de morts aux frontières extérieures de l’UE. La politique d’asile et de migration du gouvernement allemand reste inchangée et consiste à continuer à combattre la migration non documentée, le terrorisme internationale et le renforcement de ses frontières extérieures, et dans laquelle on peut lire l’attachement de l’Allemagne à Frontex.

L’Allemagne joue dans l’UE un rôle moteur dans l’organisation de l’UE en tant que “lieu de sécurité”. Les ministres de l’intérieur de Kanther en passant par Schily jusqu’à Schäuble ont contribué de manière décisive à concevoir la politique européenne de refoulement, et de ségrégation. Ainsi l’Allemagne a eu un rôle principal dans l’élaboration de la directive de “reconduction” de 2008, qui permet l’incarcération de personnes sans statut de résidence légale et ce pendant une durée qui peut aller jusqu’à six mois.

Fondamentalement il est avéré que l’Allemagne a eu un rôle pionnier quand il s’est agi de prendre des mesures coercitives à l’encontre des réfugiés.

En Grèce aussi l’Allemagne joue un rôle : les bateaux de Frontex au port de Mytilini sont financé grâce à des apports de l’Allemagne en argent et en personnel. L’Allemagne apporte une assistance dans la formation, par exemple à Lübeck dans l’école de la protection de la frontière allemande. Les centres de déportations sont des produits d’exportation à succès et l’Allemagne soutien les efforts dans l’établissement de centres de rétention dans les villes à partir
desquels la route pourrait conduire dans l’UE. La militarisation de la frontière
extérieure entre aussi dans la logique du concept de la sécurité intérieure.

Pour des infos complémentaires

Sur FRONTEX :

http://frontex.antira.info/2008/11/12/frontex-griechenland/

sur NOBORDER CAMP09 :

http://lesvos09.antira.info

http://noborder09lesvos.blogspot.com

Viens à Lesbos nous soutenir

– échanger et sensibiliser sur ce thème (local et international)
– assistance et renforcement des structures locales
– assistance directe et pratique des réfugié-e-s et migrant-e-s,
– des actions directes à l’encontre des responsables de la mort en mer (par ex. les gardes-côtes et Frontex.

Tout cela sera accompagné de discussions entre autre sur le travail précaires et les conditions de vie, des manifestations, des ateliers, des actions directes contre le régime frontalier et contre les centres de détentions, réunions, concerts...

La suppression de Frontex !

Être contre l’armement et la guerre !

Pour le droit à la liberté de mouvement !