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Monsieur Hortefeux devait intervenir pour clôturer le congrès des départements de France, au Palais des Papes. Il a annulé son déplacement.

2 à 3000 personnes ont répondu à l’appel de l’intersyndicale, dont de
nombreux jeunes lycéens et étudiants.

Le Collectif Contre la Xénophobie d’État était présent avec une grande banderole « Non au racisme d’Etat » et des tracts dénonçant les projets de loi Besson, Hortefeux et Ciotti.

Ci-dessous la déclaration de l’intersyndicale Vaucluse.

Monsieur Hortefeux, vous êtes un raciste et un xénophobe et vous faites partie d’un gouvernement de menteurs et de provocateurs.

Sur un plateau télé en 2007 vous rêviez d’une société idéale dans laquelle il n’y aurait que des citoyens « honnêtes, propres », ce sont vos propres mots, vous n’avez pas hésité à dire que c’était pour vous, je cite « un combat permanent ».

Dans une réunion récente de l’UMP vous disiez : « quand il y en a un ça va, quand il y en a beaucoup c’est là qu’il y a des problèmes » et vous avez été condamné pour ça.

Et vous passez aux actes, avec cette directive infâme concernant une minorité ethnique qui expulse de pauvres gens sur le simple fait de leur origine.

Monsieur Hortefeux, si la ministre de la justice de la commission européenne ne peut le dire pour des raisons diplomatiques évidentes, nous vous le répétons, vous êtes raciste et xénophobe et vos propos publics, vos agissements, ressemblent bien, effectivement, à ceux de notre période noire de la deuxième guerre mondiale et que le peuple français, aidé par le monde libre a rejeté de toutes ses forces.

Après les Roms, après les français dont l’origine prend racine dans le Maghreg, après les lycéens, les partis politique et les syndicats que vous jugez tous irresponsables, à qui sera le tour ?

Le monde entier est incrédule face à vos dérives populistes et extrémistes, la patrie des droits de l’homme est aujourd’hui montrée du doigt, c’est une honte pour le peuple français.

Vous rêvez d’un monde policé où chacun est aux ordres, où il n’y a pas de contestation, un monde dirigé par une élite corrompue et intéressée, ou les faibles, ceux qui n’auront pas la chance de poursuivre des études, ceux qui ne seront pas assez forts physiquement et mentalement pour subir des contraintes du travail toujours plus fortes, seront laissés sur le carreau, sans ressource, dans la précarité et la misère.

Cela s’appelle du totalitarisme.

Vous vous attaquer aux plus faibles et vous n’avez qu’une idée en tête : vouloir vendre le système social français aux groupes financiers.

Vous avez vendu les autoroutes, EDF, France Télécom, vous vous attaquez à la Poste, à la SNCF, aux retraites et à l’assurance maladie que vous voulez brader aux assurances privées.

À l’heure où les États Unis, votre modèle pourtant, essayent de construire une
sécurité sociale, vous voulez vendre la sécurité sociale française aux groupes financiers, des financiers qui sont la seule et unique cause des problèmes d’aujourd’hui avec cette crise qu’ils ont provoquée. Vous n’avez donc tiré aucune leçon de cette crise ?

À quand les écoles et les hôpitaux, la fonction publique tout entière ?

Pour arriver à ses fins, vous et ce gouvernement mené à la baguette par Sarkozy, n’hésite pas à mentir, à provoquer et pire, à tirer sur ses propres enfants, des lycéens pacifiques.

Ce gouvernement ment quand il dit qu’il n’a pas de relation privilégiée avec le monde du capital, même lorsqu’il est pris la main dans le pot de confiture avec l’affaire Bettencourt. Il ment quand il dit que les mobilisations sont en baisse, il ment sur les chiffres des manifestants et des grévistes, et même sur la pénurie d’essence. Il ment encore sur le dialogue social, pour la réforme des retraites, quand il dit qu’il a négocié avec les organisations syndicales, alors que absolument rien n’a été négociable ni négocié, quand il dit que c’est une réforme juste, en faveur des jeunes. Il ment encore et toujours, par omission, quand il dit que les autres pays européens sont passé à 67 ans, car il ne dit pas en même temps que ces mêmes pays ont une durée de cotisation entre 37,5 et 40 ans, car il ne dit pas que nous aurons le système le plus dur à cause de cette double peine, car il ne dit pas que cette réforme ne résout rien dans le temps.

Ce gouvernement ment et provoque la population, quand il use de la force contre les lycéens, quand il tente de réquisitionner les salariés, les menaçant ainsi de cinq ans de prison, cinq ans de prison pour vouloir défendre le droit à une société plus juste, cinq ans de prison pour avoir utilisé ce droit fondamental qu’est le droit de grève. C’est inadmissible et nous ne l’accepterons pas.

Salariés, lycéens, étudiants, retraités et chômeurs, nous sommes aujourd’hui…… pour exprimer notre indignement à ce ministre de l’intérieur, et notre mobilisation sans faille face à ce projet gouvernemental injuste et inefficace.

Ces derniers jours la mobilisation est entrée dans une autre dynamique, la grève interprofessionnelle elle est là. Nous avons donné toutes ses chances à ce gouvernement de revenir en arrière, de retirer ce projet néfaste pour en négocier un autre plus juste et plus pérenne. Nous avons été raisonnables, nous avons fait des propositions, et aujourd’hui ce sont les salariés, mais aussi tous les citoyens de ce pays qui débattent de la conduite à tenir, dans chaque entreprise, dans chaque service, dans chaque lycée ou Fac, dans l’unité la plus large, ils décident les initiatives appropriées pour se faire entendre et combattre ce projet.

L’heure est à la mobilisation, l’heure est à la résistance, pour que Nicolas Sarkozy entende enfin le peuple et fasse le choix du dialogue.

Alors que notre pays doit relever des défis majeurs comme celui de l’emploi et en particulier l’emploi des jeunes et des séniors, ce gouvernement prend le risque de l’affrontement, Il sera tenu pour responsable du moindre incident qui pourrai se produire et qu’il semble rechercher d’ailleurs.

Cette intransigeance du pouvoir est insupportable.

Rien n’est joué, ensemble, tous ensemble, nous pouvons y arriver, nous
pouvons et nous devons faire changer les choses.

Tous ensemble !

[Source : z-pajol]