L’information au jour le jour sur le quotidien des sans-papiers.

Nous suivre :



Media :
 
Articles :

Les forces de l’ordre sont intervenues dans la nuit de
dimanche 30 à lundi 31 décembre, pour la seconde nuit
consécutive, au centre de rétention de Vincennes (Valde-
Marne). Les policiers ont fait rentré dans leurs chambres
des étrangers protestant contre leurs conditions de
rétention, a-t-on appris auprès de retenus.

Selon un retenu de l’un des deux centres de rétention
administrative (CRA) de Vincennes qui a requis l’anonymat,
des policiers ont “entouré” vers minuit les retenus
qui se trouvaient dans la cour et qui refusaient de gagner
leurs chambres en criant “Liberté !”.

“On nous traite comme des bêtes sauvages”
Une “cinquantaine de policiers casqués et avec des
matraques à la main” se trouvaient derrière les grillages de
la cour, a précisé la même source.
“Les gens ont été poussés. Il y a des blessés”, a assuré un
autre retenu.

La préfecture de police de Paris n’avait pas pu être jointe
dimanche soir.

Les retenus se sont plaints notamment des “8 à 10” comptages
de la nuit dernière, qui ont gêné leur sommeil. “On
nous traite comme des bêtes sauvages”, s’est indigné un
porte-parole, qui a indiqué que les “deux tiers” des personnes
en rétention à Vincennes poursuivaient une grève
de la faim.

“Il n’y a pas de comptage la nuit sauf exception”, a-t-on
affirmé en revanche à la préfecture de police, qui a toutefois
précisé : “La nuit dernière (de samedi à dimanche)faisait
partie des exceptions en raison d’un déclenchement
d’alarme périphérique”. “La quasi-totalité des personnes se
sont alimentées”, a-t-on encore affirmé à la préfecture de
police, qui a démenti tout mouvement “organisé” de grève
de la faim.

“Doléances” et grève de la faim
Dans la nuit de samedi à dimanche déjà, les forces de l’ordre
étaient intervenues pour le même motif au CRA de
Vincennes.

Le mouvement de protestation a commencé la semaine
dernière au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seineet-
Marne) et a emprunté diverses formes : rédaction de
“doléances” portées au chef du centre, et grève de la faim
pour certains depuis jeudi.

Les retenus du Mesnil-Amelot ont cessé leur grève de la
faim samedi alors qu’un juge des libertés et de la détention
de Paris a décidé de remettre en liberté Abou Ndianor, l’un
des meneurs de la contestation.

Professeur de mathématiques d’origine sénégalaise présent
sur le territoire française depuis 2001, Abou Ndianor avait
été arrêté à Orléans (Loiret) mi-décembre et transféré au
centre du Mesnil-Amelot.


[Source : Nouvelobs.com]