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Quant à l’acte héroïque des Femen « tronçonnant la religion », il n’est pas inutile de rectifier une fausse information parue dans les journaux – et reprise y compris sur Paris s’éveille – qui voudrait qu’Inna Shevchenko ait scié une croix érigée à la mémoire des victimes du stalinisme. Un tel monument existe en effet, à Kiev, dans le même parc où les Femen ont abattu une immense croix de dix mètres en protestation contre la condamnation des Pussy Riot à Moscou, mais ce n’est pas celui que les Femen avaient pris pour cible, symbole non des crimes de ce qu’on appelle le « socialisme réel », mais de la reconquête religieuse qui s’est opérée ces dernières années post-socialiste.

Cette subtile distorsion de l’information tendait évidemment à suggérer que les Femen seraient indifférentes aux horreurs du XXe siècle dont la mémoire collective est encore meurtrie – et pourquoi pas, que leur rage contre la religion serait du même ordre que celle qui animait les communistes, ainsi que c’est dit explicitement dans un communiqué officiel de l’église orthodoxe au sujet de la condamnation des Pussy Riot.

On a trouvé une autre de ces subtiles distorsions dans un des très rares articles qui ont eu la bonté de faire état de l’exploit d’Inna – tous reproduits ci-dessous. C’est Elle qui prétend informer ses lectrices en écrivant qu’Inna aurait peint sur son torse et sur ses bras « Free Pussy »…

Inna Shevchenko – Free Riot

…or, ainsi que chacun peut facilement le vérifier sur les images, c’est « Free Riot » qui est proclamé en grosses lettres noires. Elle aura commis plus qu’une simple erreur. Pour l’hebdomadaire féminin français, Inna aurait signifié « libérez les Pussy Riot » en suggérant le double sens, en argot anglais, qui permet de lire « libres chattes ». En fait, et de façon parfaitement explicite, par-delà la libération de ses camarades russes, ce qu’Inna exprimait, c’est un appel à la « libre révolte » ou, plus littéralement, l’« émeute libre »…

Ce n’est pas tout-à-fait la même chose, et les Femen, qui militent contre l’enfermement des femmes dans un rôle sexuel, n’auraient certainement pas souhaiter signifier ce que Elle leur fait dire et qu’elles n’ont pas dit. L’appel à l’émeute libre, peint sur les bras, le torse et la poitrine d’Inna est au contraire un des plus beaux cris de libération jamais énoncé à la face de l’humanité. On ne comprend pas que Elle y soit peu sensible... Lagardère, soit, mais celles et ceux qui font le journal… Aura-t-on censuré les photos pour éviter que lectrices et lecteurs s’aperçoivent de la supercherie – car il en est qui lisent l’anglais ? C’est vrai que « free pussy », c’est plus mignon...

Dans cette mince revue de presse, on trouve en bonne place des articles de la presse gouvernementale, en l’occurrence, par le public francophone, le bien nommé Courrier de Russie. C’est là qu’on aura trouvé, entre autres, la prise de position officielle de l’église orthodoxe, commentaire à chaud, publié aussitôt qu’était prononcée la condamnation à deux années de camps des trois rockeuses de Free Pussy Riot qui souhaitaient dénoncer la dictature du poutinariat – alors même que les Femen étaient en train de scier la très grande (et relativement nouvelle) croix en bois plantée au centre de Kiev...

Semblant ignorer l’attentat ukrainien, dans ce communiqué possiblement rédigé à l’avance, « le conseil suprême de l’Église orthodoxe » a cru « important de préciser à nouveau sa position concernant l’acte de blasphème commis à la cathédrale du Christ-Sauveur à l’occasion de l’énoncé du verdict ».

« Reconnaissants envers l’État pour sa réaction », les popes font valoir que « le devoir de l’Église est de porter un jugement moral sur ce qui s’est passé ».

Ils s’expliquent : « Ce qui s’est passé est un acte de sacrilège et de blasphème. » « On ne peut pas tolérer les tentatives de présenter ce qui s’est passé dans la cathédrale comme une prière faite dans une forme non traditionnelle ».

« Ce qui s’est passé dans la cathédrale est le prolongement de plusieurs actions publiques profondément amorales, commises par les mêmes personnes et leurs complices, pourtant restés impunis. » On aimerait des détails croustillants sur « ce qui s’est passé », et qu’on ne connaîtrait pas, mais on croit avoir compris que cela a consisté en un chant contre Poutine, et même une « prière » de voir ce sinistre individu disparaître de la surface de la terre. Les curés, orthodoxes, contestent que ceci puisse être un acte de foi. Il est vrai que les Pussy Riot semblent bien se foutre de la religion, comme leurs camarades Femen, au moins autant que celles-ci se moquent de leur premier soutien-gorge… C’est qu’elles sont radicales, les filles. Mais y compris leur complices ne perdent rien pour attendre, est-il ici suggéré : que la chasse aux sorcières soit ouverte.

« Le blasphème est un péché grave, un chrétien orthodoxe ne peut pas participer au blasphème, ni l’approuver ni le soutenir. »

Les popes rappellent ce que disait Jésus-Christ : « Quiconque blasphémera contre le Saint-Esprit n’obtiendra jamais de pardon : il est coupable d’un péché éternel » ; « Le blasphème est le signe le plus important de l’ennemi de Dieu : “Et elle ouvrit la bouche pour blasphémer contre Dieu, pour blasphémer contre son nom” ». « Pardonner au nom de Dieu à quelqu’un qui ne se repentit pas devant lui, cela signifierait que l’Église s’accapare un pouvoir qui ne lui appartient pas. » Pas de pardon.

« Les pécheurs qui ne se repentissent pas sont voués au tribunal de Dieu : “A moi la vengeance…” »

Mais, subtils, les popes habillent ce déferlement de haine religieuse, en s’armant de l’accusation en miroir, dénonçant… « la haine anti-religieuse ». Redoublant de précautions, ils ont la charité de dénoncer aussi « la haine ethnique », qui « a coûté la vie à des millions de gens »... Perspicaces, ils voient que ce monstre à deux têtes « porte le germe de bouleversements destructeurs ».

Faisant feu de tous bois, il en appellent ensuite au patriotisme – à la « mémoire des hommes qui ont péri pour la patrie ». À les entendre, ce serait là le crime des Pussy Riot, non d’avoir dénoncé l’autocrate Poutine, ni même finalement d’avoir porté atteinte à la religion, mas d’avoir commis « des actes indignes » – soit manifester contre l’autocrate – « dans une cathédrale érigée en mémoire des guerriers russes de 1812 »« Des actes » qui seraient « particulièrement insultants à l’heure où l’on célèbre le bicentenaire de leur exploit » – et dont personne ne s’était vraiment avisé, faut-il le confesser…

Nos curés de conclure que « la tâche d’un État qui respecte ses citoyens est de protéger des insultes les sentiments des croyants et de faire en sorte que les actes de sacrilège ne se produisent pas ».

Typiques de ce qu’on appelle ailleurs jésuitisme, après avoir bien précisé combien le blasphème est essentiellement impardonnable, et mérite donc la plus grande sévérité, la “vengeance”, nos popes, qui ne sont pas à une hypocrisie près, en appellent ensuite à la « clémence », non sans rappeler que « ce précédent judiciaire doit prévenir la répétition d’actes similaires dans le futur »... Et que, bien au contraire de toute “clémence”, il faudrait des peines exemplaires pour “prévenir”.

Dans la même veine, le “conseil suprême de l’église orthodoxe” fait mine de dissuader ses fidèles de recourir « à toute tentative de vengeance et à tout acte de violence » qu’il n’hésite pas néanmoins à suggérer… en précisant qu’« en même temps », l’église « bénit les actes », “pacifiques”, bien sûr, mieux, “citoyens”, « qui visent à défendre le peuple orthodoxe et ses lieux saints des actes de blasphème ».

On ne sait si c’était un blasphème de scier la croix de Kiev, mais confessons que l’image de son triste départ, comme jeté sur la benne d’un camion parmi d’autres branchages, nous aura semblé plutôt riante… On peut toutefois regretter que le camionneur se soit cru autorisé à violer le code de la route, qui l’aurait obligé à accrocher, au bout du tronc qui dépasse, un chiffon rouge…

Paris s’éveille

tronçonnée, la religion…

et la croix s'en va…

les miliciens à la chasse aux Femen

sans oublier l'ennemi public n°1

Pussy Riot, Femen : toutes des « hooligans »

Le 20 août 2012

Les autorités ukrainiennes ont engagé une enquête pénale contre une activiste de Femen, qui a détruit, le 17 août, un monument religieux en plein centre de Kiev en guise de soutien aux membres de Pussy Riot, quelques heures avant leur condamnation. Sur son blog, le groupe se dit victime d’une « traque à grande échelle » par les autorités ukrainiennes.

Le ministère de l’intérieur ukrainien a annoncé avoir engagé une enquête pénale pour « hooliganisme » et « destruction de biens » contre l’activiste de Femen, Inna Shevtchenko. Celle-ci, torse nu barré de l’inscription « Free Riot » en soutien aux activistes de Pussy Riot, a découpé vendredi dernier à la tronçonneuse une croix de bois sur la place de l’indépendance à Kiev.

« Le ministère de l’intérieur a ordonné une traque à grande échelle des militants de Femen, dont le bureau a été assiégé la nuit entière par les forces spéciales », a déclaré l’organisation dans un communiqué de presse, ajoutant que ses membres n’exprimaient aucun regret et qu’elles étaient prêtes à assumer les conséquences de leurs actes.

Ce week-end, Femen a appelé à une « guerre sainte » pour la liberté de la femme, et annoncé sur son site son intention de s’attaquer aux églises russes en bois.

De son côté, le porte-parole de la police de Kiev assure qu’aucune action répressive n’a été intentée par les forces de l’ordre : « Les faits relèvent de la justice pénale, une enquête a donc été initiée. Nous avons eu connaissance de l’incident par le biais des médias et nous ne pouvons accuser personne pour l’instant », a affirmé samedi Igor Mikhalko.

Dans un communiqué, l’Église orthodoxe ukrainienne a réagi au coup d’éclat de l’organisation féministe en déclarant « ces femmes se sont manifestement engagées sur le chemin du blasphème et du sacrilège ».

Érigée après la « révolution orange » en mémoire des victimes de la répression stalinienne, la croix, catholique et non orthodoxe, se trouvait sur l’ancien emplacement des locaux de la Tchéka ukrainienne.

[Source : le courrier de Russie]

Après les Pussy Riot, la chasse aux Femen est lancée

19/08/2012

A l’instar des Pussy Riot en Russie, le groupe protestataire ukrainien Femen vient d’être accusé de hooliganisme par les autorités de son pays.

Sa langue, sa religion, ses élections supposées frauduleuses : l’Ukraine n’est plus la Russie depuis deux décennies, mais elle y ressemble à bien des égards. Un peu plus depuis vendredi soir. Alors que les punkettes de Pussy Riot viennent d’être condamnées ce même jour à deux ans de camp pour « hooliganisme » par un tribunal moscovite pour cause de prière anti-Poutine chantée dans la cathédrale du Christ Sauveur, une enquête criminelle est ouverte en Ukraine à chef d’accusation identique. Cette fois, la procédure vise une activiste des Femen, sorte d’alter ego ukrainien des Pussy Riot.

Il faut dire que la camarade Inna Shevchenko s’est donné bien du mal pour tronçonner, seins au vent, une immense croix de bois en plein centre de la capitale ukrainienne le matin même. « Free Riot » était-il inscrit en lettres noires sur sa poitrine et ses bras. Le geste de soutien aux Pussy Riot a le mérite de n’être pas passé inaperçu. Aussitôt le gouvernement ukrainien a déclaré la chasse aux Femen ouverte. Outre Inna Shevchenko, activement recherchée, la police a entrepris d’encercler le local kiévien des Femen ainsi que le domicile de Skevchenko. Dimanche, personne n’avait encore été arrêté selon les forces de l’ordre.

Créé en 2008, le groupe protestataire et toujours très critique à l’égard de la Russie s’est illustré aussi bien en Ukraine qu’à l’international pour avoir organisé des manifestations, happening ou performances seins nus afin de promouvoir la démocratie, la liberté de la presse, les droits des femmes ou encore la protection de l’environnement. L’un de ses derniers coups d’éclat avait justement pour cible le patriarche orthodoxe russe Kirill 1er, juste avant que les Pussy Riot ne soient jugées. Le 26 juillet, une activiste des Femen s’était ainsi jetée seins nus sur le chef religieux à sa descente de l’avion à Kiev avant d’être arrêtée. « Kill Kirill » disait l’inscription dans son dos. Outre l’emprisonnement illégal des trois jeunes femmes russes, Femen reproche au patriarche de tenter d’étendre l’influence de la Russie en Ukraine. Si l’opposition russe affectionne généralement les activistes ukrainiennes, le reste de la Fédération a coutume de les envisager tantôt comme des sorcières, au mieux comme des extraterrestres.

[Source : les inrocks]

Femen : la militante tronçonneuse de croix activement recherchée

En signe de soutien à Pussy Riot, une activiste féministe de Femen, seins nus, a abattu à la tronçonneuse une croix en bois devant les caméras, à Kiev en Ukraine. Elle est activement recherchée par les autorités.

« Free Riot » : c’est avec ce message inscrit sur sa poitrine nue qu’Inna Shevchenko, une des militantes de l’association féministe Femen, connue pour ses actions menées seins nus, s’est attaquée à la tronçonneuse à une croix de bois la semaine dernière, devant des caméras, à Kiev en Ukraine. Ce happening visait à montrer son soutien aux trois membres du groupe Pussy Riot, juste avant qu’elles ne soient condamnées vendredi dernier à deux ans de camp, pour avoir chanté une prière punk anti-Poutine dans une église.

Suite à l’annonce du verdict, de nombreux rassemblements – initiés notamment par Femen – et manifestations de protestation ont eu lieu pour demander la libération des féministes russes, jugées pour « hooliganisme ». C’est pour le même chef d’accusation que ses consœurs de Moscou qu’Inna Shevchenko est actuellement recherchée par les autorités ukrainiennes. Le local du mouvement féministe à Kiev a été hier encerclé par la police, également présente au domicile de l’activiste scieuse de croix, mais personne n’a encore été arrêté.

Fin juillet, une autre militante de Femen s’était jetée seins nus sur le patriarche orthodoxe, Kirill 1er, alors qu’il descendait d’un avion à Kiev. Aux prises de position anti-Russie s’ajoute maintenant des attaques aux symboles religieux ; Femen pourrait risquer gros. Mais le groupe féministe ne semble pas intimidé, comme le montre un récent message posté sur leur page Facebook : « Nous débutons notre guerre pour la liberté des femmes avec notre tronçonneuse. Poutine et Gundyaev, les Femen reviendront bientôt ! »

[Source : Terrafemina]

Après les guitares de Pussy Riot, la tronçonneuse de Femen
Contre-courant Mis en ligne le 20/08/12 I Rédaction par Arnaud Bihel
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Suite à la condamnation des Pussy Riot en Russie, leurs cousines ukrainiennes de Femen déclarent la « guerre » à Poutine et à l’église orthodoxe. Et ce ne sont pas que des mots.

La condamnation par la justice russe des Pussy Riot a attisé la colère des Femen en Ukraine. Vendredi 17 août, trois membres du groupe punk féministe Pussy Riot étaient condamnées à 2 ans de camp pour « hooliganisme » et « incitation à la haine religieuse » pour avoir chanté une « prière punk » anti-Poutine dans une cathédrale de Moscou au début de l’année.

Cette décision de justice a provoqué une levée de boucliers internationale. « A travers cette sentence, c’est la liberté de création et la liberté d’expression qui se trouvent remises en cause », déplore ainsi le ministère des Droits des femmes en France tandis que le gouvernement US dénonce un verdict « disproportionné ». Pour Amnesty International, « ce procès est un nouvel exemple des tentatives du Kremlin de décourager et délégitimer l’opposition ». Il est aussi, comme les Pussy Riot le dénonçaient dans leur « prière punk » - et l’ont fait au cours de leur procès - un signe des liens trop étroits entre le pouvoir russe et l’Eglise orthodoxe. C’est à cette collusion que les activistes ukrainiennes de Femen ont choisi de s’attaquer.

En plus des seins nus, la tronçonneuse

Si les Pussy Riot avaient choisi de choquer délibérément par un happening dans une église, leurs cousines ukrainiennes vont plus loin. A l’issue du procès de Moscou, les activistes féministes aux seins nus ont déclaré ni plus ni moins que la « guerre » à Poutine et au chef de l’Eglise orthodoxe, le patriarche Kirill Gundyaev. Fin juillet déjà, pendant le procès des Pussy Riot, une militante de Femen s’était jetée, seins nus, sur ce dernier à l’aéroport de Kiev. Et le jour du jugement à Moscou, c’est à la tronçonneuse qu’une des leaders de Femen, Inna Shevchenko, s’en est prise à la religion, en abattant une monumentale croix de bois au centre de la capitale ukrainienne (voir la vidéo).

Inna Shevchenko est-elle même, désormais, poursuivie pour hooliganisme et recherchée par les autorités ukrainiennes. Ce qui n’empêche pas les Femen de poursuivre leur provocation : « La guerre pour la liberté des femmes est déclarée », écrivaient-elle dimanche soir sur leur page Facebook. Images à l’appui, tronçonneuse à la main. Sur l’une, elles s’attaquent à l’image du patriarche Kirill, proclamant la « guerre sainte » ; sur l’autre, à celle de Vladimir Poutine, dans des gerbes de sang.

[Source : les nouvelles news]

Une activiste de la « Femen » recherchée pour « hooliganisme »

Le 20/08/2012

On ne présente plus la, cette organisation féministe ukrainienne, dont les militantes organisent régulièrement des happenings durant lesquels elles apparaissent sein nus. Alors que les trois membres des « Pussy Riot » ont été condamnées vendredi à Moscou à une peine de deux ans de camp pour « hooliganisme », c’est l’une des activistes de la « Femen » qui est aujourd’hui recherchée pour le même chef d’accusation.

Il y a trois jours, au moment de l’annonce du verdict du procès des trois féministes russes, de nombreux rassemblements et manifestations ont eu lieu pour demander leur libération. Les jeunes femmes de la « Femen » ont pris part à ce mouvement et ont également fait entendre leur voix pour aider leurs consœurs. Mais le geste de soutien d’Inna Shevchenko a profondément déplu aux autorités ukrainiennes.

En fin de semaine, cette dernière, seins nus et armée d’une tronçonneuse, a abattu devant les caméras une croix de bois à Kiev. Sur sa poitrine, on pouvait lire : « Free Pussy » [FAUX] (« libérez les Pussy [Riot] », NDLR). La scène fait bien évidemment écho au happening qui a valu la prison aux « Pussy Riot », puisqu’elles avaient été interpellées après avoir proféré une prière punk anti-Poutine dans une église de Moscou.

Personne n’a encore été arrêté

D’après le site internet des « Inrocks », la police a entrepris d’encercler le local de la « Femen », situé à Kiev, ainsi que le domicile de l’activiste. « Lesinrocks.com », qui s’appuie sur les déclarations des forces de l’ordre, affirme que personne n’avait encore été arrêté hier. Malgré de possibles remontrances, ces jeunes femmes n’ont pourtant pas dit leur dernier mot. En atteste l’une des leurs dernières déclarations sur leur page Facebook : « Nous débutons notre guerre pour la liberté des femmes avec notre tronçonneuse. Poutine et Gundyaev, les « Femen » reviendront bientôt ! », peut-on y lire.

Critique de la Russie

En s’en prenant à un symbole religieux, les activistes de la « Femen », également connues pour leurs prises de position critiques à l’égard de la Russie, risquent gros. Mais elles n’en sont pas à leur coup d’essai. Fin juillet, l’une des militantes s’était jetée seins nus sur le patriarche orthodoxe russe Kirill 1er, lors de sa descente d’avion à Kiev.

[Source : Elle]

Les activistes de Femen accusées d’hooliganisme

Après les Pussy Riot, la chasse aux Femen est lancée

Inna Shevchenko, membre du mouvement féministe ukrainien Femen est accusée et recherchée pour hooliganisme. Un chef d’inculpation dont ont été reconnues coupables vendredi dernier les Pussy Riot.

SEINS NUS Si l’activiste ukrainienne est en passe de subir le même sort c’est pour s’être illustrée en faveur de la libération des punkettes. Ce matin là, seins nus comme toujours avec les Femen, Inna Shevchenko tronçonnait une croix de bois sur la place principale de Kiev, « Free Riot » écrit au marqueur sur son corps.

FUITE Une performance qui à mis la police aux trousses de tout le groupe. Le local des Femen et la résidence de Shevchenko ont été encerclés, mais pas de traces d’Inna pour l’instant.

[Source : streetpress]

Ukraine : les féministes topless torturées par des agents du KGB

Le groupe de féministes ukrainiennes Femen est indigné. Trois des ses activistes ont été torturées et humiliées dans la nuit de lundi à mardi par des agents du KGB en Biélorussie. Les jeunes femmes ont livré leur récit lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mercredi à Kiev (Ukraine).

Lundi, trois activistes du mouvement Femen, bien connu pour son mode d’action coup de poing –elles manifestent seins nus-, se sont rendues à Minsk en Biélorussie pour protester contre le président en place depuis 18 ans, Alexandre Loukachenko. Devant le bâtiment du KGB, elles ont scandé leurs slogans tout en se déshabillant. Censées rentrer en Ukraine le soir-même, elles ne sont réapparues que 24 heures plus tard.

C’est dans le train du retour, lundi soir, qu’elles auraient été enlevées par des agents du KGB, jetées dans un bus qui les a emmenées dans une forêt de la région de Gomel, à plus de 300 km de Minsk. Elles auraient alors été déshabillées à coups de bâtons et menacées d’être brûlées vives. Leurs cheveux ont été coupés au couteau et l’une d’entre elles a eu les cheveux teints au détergent. « Il ont versé un détergent vert sur ma tête, et ils ont teint une partie de ma chevelure. Puis ils nous ont dit d’enlever le bas de nos vêtements et de nous retourner », raconte Inna Shevchenko. « On a cru à ce moment là qu’ils allaient nous violer », ajoute Oxana Shachko.

Cette technique d’intimidation serait une pratique courante du KGB, selon le témoignage d’une opposante au régime biélorusse.

Le mouvement féministe Femen, remarqué en France lors d’une manifestation sous les fenêtres de DSK, n’a pas l’intention de se laisser intimider, de nouvelles actions devraient être organisées en Biélorussie.

[Source : métro]