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Une militante de Sôs-sans-papiers fait remarquer que des personnes, comme ce grèviste de la faim au CRA de Palaiseau, menacé d’expulsion après avoir travaillé et côtisé vingt ans en France, sont simplement victimes de spoliation. Quid des 96 000 euros prélevés sur ses salaires au fil de ces vingt années ?

L’expulsion n’est pas seulement une insoutenable violence – et un pur scandale, après vingt ans de séjour. C’est du vol.

À Palaiseau, la grève de la faim depuis samedi continue.

Un médecin vient voir les grévistes de la faim , tous les retenus font la grève.

Cette grève démontre encore une fois la révolte permanente et spontanée qui tente par tous moyens de s’opposer à la politique du profit et de l’expulsion : la grève de la faim étant le dernier moyen.

Leur corps reste la dernière expression de leur désespérance et révolte.

Hier, un retenu parmi d’autre du CRA de Palaiseau, un malien arrêté comme beaucoup à la sortie de leur foyer à Viry Châtillon à coté de Juvisy.

Le ministre de l’État Nation et de la Délation, poste les flics aux portes des foyers aux heures de départ et rentrée du travail.

Ce même État remercie ce sans-papiers d’avoir pendant 20 ans remplit les caisses de la sécurité sociale, et d’avoir payé nos retraites.

Pas de retraite pour lui : c’est un billet aller simple, après 20 ans de travail, avec Juste son unique chemise, la même depuis 22 jours, et des menottes en prime.

Depuis 20 ans il côtise et bosse avec feuille de salaire. Il a actuellement un CDI, mais une main d’œuvre moins chère et plus flexible, doit le remplacer : la politique ultra libérale commande, aux ministres de l’Identité et délation.

Expulsion exécutée sans le juste retour des ses 96 000 euros de cotisations sociales, et retraite, juste au moment ou il pourrait y prétendre...

[Source : Solange]