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On a voté, à 80% des inscrits. Eva Joly aura fait plus des 2% promis… à peine. Marine Le Pen, elle a fait aussi plus que promis, au-delà de 18%… Bien sûr qu’il faudra voter Hollande, demain. Comme qui aurait voté Chirac ? Non, mieux : pour dégager Sarko.

Mais, triste tristesse, la gauche, habituée à toutes les trahisons, annonce déjà qu’elle n’entend pas abroger les lois racistes et sécuritaires votées à la pelle depuis dix ans.

Comme on sait, la première de ces lois liberticide, la LSQ, « loi pour la sécurité au quotidien », était adoptée, au lendemain du 11 septembre 2001, par la majorité dirigée par Lionel Jospin.

La bataille pour les libertés commence. Contre la chasse aux roms et aux sans-papiers, contre le fichage généralisé, pour les libertés publiques, contre le racisme institutionnel.

La gauche s’apprête à gouverner « modérément », en ménageant l’électorat d’extrême-droite.

On a vu où cela conduit : cinq années de politique sarkozyste flattant l’extrême-droite – prétendument pour affaiblir le vote Le Pen –, auront abouti au… doublement des voix Le Pen entre 2007 et 2012…

La question des libertés et du racisme sont à confronter sans détour. La complaisance de la droite envers l’extrême-droite a produit cette catastrophe. Une politique liberticide de la gauche qui ne serait pas franchement anti-raciste serait le même crime.

Il va falloir voter pour la gauche, en se préparant d’ores et déjà à combattre la gauche réactionnaire, celle qu’incarnerait, par exemple, l’horrible Manuel Valls qu’on nous annonce comme possible ministre de l’Intérieur.

Paris s’éveille