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Eric Besson, ancien “socialiste”, est “passé” à droite en 2007 pour soutenir Sarkozy lors de sa campagne. Il écrivit d’ailleurs Les inquiétantes ruptures de M. Sarkozy, livre dans lequel il fustigeait, entre autre, la politique d’immigration de celui-ci. Aujourd’hui, il est nommé ministre de la honte pour remplacer Brice Hortefeux. Quand a-t-il joué le politicien ? Quand s’est-il au contraire révélé ? Lors de la parution de son livre, ou lors de cette nomination ? Il est plus prudent de dire qu’il n’a jamais quitté son rôle de marionnette politicienne, marionnette qui risque d’avaler un nombre conséquent de couleuvres pour rester à ce poste auquel il semble s’être déjà attaché pour défendre “l’identité de la France” dans ce ministère qu’il nomme “républicain”… - QSP

  Quand Besson étrillait la politique d’immigration de Sarkozy

Dans son rapport au vitriol sur « les inquiétantes ruptures de M. Sarkozy », publié le 10 janvier 2007 par le Parti socialiste, Eric Besson étrillait la politique d’immigration « choisie » du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy.

Ce document de 82 pages, toujours consultable sur le site du PS (http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/01/10/347/), consacre quelques pages à cette politique, poursuivie depuis 2007 par Brice Hortefeux. Sous le titre « les lois sur l’immigration ou la production assurée de clandestins », le rapport décortique les deux textes votés sous le ministère Sarkozy.

Il dénonce d’abord « les effets dévastateurs » de la politique menée depuis la loi du 26 novembre 2003 sur la maîtrise de l’immigration : « arrestations massives dans certains quartiers, placements en rétention à répétition de personnes non reconductibles, y compris les enfants... »

Le rapport Besson estime que la loi du 24 juillet 2006 sur l’immigration choisie « aboutit surtout à précariser la situation des étrangers installés en France ». « Au lieu de faciliter la circulation des étrangers par l’octroi de visas à entrées multiples, cette politique favorise l’installation définitive en France et participe au pillage des élites des pays en développement », peut-on lire page 39.

Pour Eric Besson, l’objectif de cette loi est clair : à un an de l’élection présidentielle de 2007, il s’agit de « rassurer l’électorat de droite et d’extrême droite en prétendant lutter toujours et encore contre l’immigration ».

Le rapport s’interroge sur l’efficacité des mesures contenues dans la loi. Avec l’abrogation de la régularisation de plein droit après dix années de présence en France, « Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l’immigration clandestine ».

Eric Besson dénonce aussi le « maintien des restrictions » derrière la suppression annoncée de la double peine, et la fermeture du centre de Sangatte, « révélatrice de l’échec de la politique de Nicolas Sarkozy en matière de lutte contre l’immigration clandestine ».

Pour le rapport, les problèmes liés à l’immigration « portent bien plus sur les difficultés d’intégration des étrangers en situation régulière et de leurs enfants que sur la régulation de l’immigration irrégulière ». La politique suivie par le nouveau ministre de l’Immigration de Nicolas Sarkozy risque fort d’être en contradiction totale avec ses analyses passées.

[Source : NouvelObs]


  Quand Besson flinguait la politique d’immigration de Sarkozy

Il y a pile deux ans, Eric Besson, probable futur ministre de l’Immigration attaquait Nicolas Sarkozy - alors ministre de l’Intérieur –, et sa politique d’immigration, dans un ouvrage intitulé Les inquiétantes ruptures de M. Sarkozy. Les paragraphes du chapitre consacré à l’immigration portent des titres éloquents : « les lois sur l’immigration ou la production assurée de clandestins », « la loi du 26 novembre 2003 ou un échec reconnu à mi-mot », « la loi du 24 juillet 2006 ou le faux alibi de l’immigration choisie ».

Au fil des pages, Besson se livre à un pilonnage en règle de la politique d’immigration de Sarkozy.
Morceaux choisis : « En supprimant ou en restreignant fortement les principaux dispositifs de régularisation, Nicolas Sarkozy se prive des outils permettant une régularisation au fil de l’eau et évitant ainsi les régularisations de masse. En d’autres termes, Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l’immigration clandestine ! »

Autre morceau choisi : « La loi du 26 novembre 2003 avait deux objectifs selon le ministre de l’intérieur : “réformer la double peine” et “mettre un frein à la dérive des flux d’immigration créée par la loi Chevènement de 1998” en dotant l’État de “véritables outils de lutte contre l’immigration clandestine” ». « On peut aujourd’hui mesurer l’échec de chacune de ces deux ambitions », conclut Besson.

Enfin, à propos de la loi de 2006 qui avait pour objectif de privilégier l’immigration « choisie » contre l’immigration « subie » en créant notamment la carte Compétences et talents : « On peut tout d’abord contester la pertinence d’une telle politique qui consiste à favoriser l’installation professionnelle en France des diplômés étrangers de niveau au moins égal au master et qui octroie une carte de séjour “compétences et talents” », écrit Besson. Au lieu de faciliter la circulation des étrangers par l’octroi de visas à entrées multiples, cette politique favorise l’installation définitive en France et participe au pillage des élites des pays en développement ».

[Source : immigration.blogs.liberation.fr]


  Quand Besson dénonçait la politique d’immigration de Sarkozy

PARIS (Reuters) – « Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l’immigration clandestine ».
La phrase fut inspirée par Eric Besson, nouveau ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale.

L’ex-socialiste, qui a fait allégeance au chef de l’Etat entre les deux tours de la présidentielle de 2007, avait piloté un « livre noir » du sarkozysme pour la campagne électorale alors qu’il était secrétaire national à l’Economie au PS et député de la Drôme.

Les ruptures tranquilles de M. Sarkozy, paru le 10 janvier 2007, passe au crible les orientations politiques et idéologiques du candidat, notamment les choix en matière d’immigration d’un homme « trop occupé à traquer l’immigré ».

L’ouvrage dénonce l’échec et l’incohérence des deux lois décidées par Nicolas Sarkozy alors qu’il était ministre de l’Intérieur et appliquées par le prédécesseur d’Eric Besson, Brice Hortefeux : la loi du 26 novembre 2003 relative à la maîtrise de l’immigration, au séjour des étrangers et à la nationalité, et celle du 24 juillet 2006 sur « l’immigration choisie ».

Pour Eric Besson, la première loi représente un double échec au regard de la réforme de la double peine et du contrôle des flux migratoires.
La seconde loi « aboutit surtout à précariser la situation des étrangers installés en France », peut-on lire.

  PRÉCARITÉ ET SUSPICION

La relance d’une « immigration professionnelle participe au pillage des élites des pays en développement », estime-t-il.

S’agissant de l’abrogation de la régularisation de plein droit après dix années de présence en France, ou sur le fondement de la vie privée et familiale, l’ouvrage critique « une mesure totalement inefficace » et « potentiellement dangereuse ».

Car « en supprimant ou en restreignant fortement les principaux dispositifs de régularisation, Nicolas Sarkozy se prive des outils permettant une régularisation au fil de l’eau et évitant ainsi les régularisations de masse ».

« En d’autres termes, Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l’immigration clandestine ».

« Et cela lui donnera alors l’occasion de jouer de nouveau le rôle de l’homme au grand coeur en autorisant, pour des considérations humanitaires, la régularisation des papiers des personnes en situation de grande détresse », poursuit l’ouvrage.

Quant au durcissement des conditions du regroupement familial et des unions mixtes, « il remet en cause le premier vecteur d’intégration sociale que constitue la vie en famille et prend le risque de développer des familles réunies dans l’illégalité et dont les membres ne sont ni régularisables ni expulsables ».

Ce texte, conclut l’ouvrage, « officiellement destiné à intégrer les immigrés, les déstabilise en organisant leur précarité, en légitimant la suspicion et en renforçant le durcissement de leurs conditions de régularisation et de leur statut de résident ».

[Source : Reuters]