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Lundi 31 décembre 2012, afin de soutenir 52 sans-papiers de Lille en grève de la faim depuis deux mois, le 9e collectif de sans-papiers de Paris a décidé d’occuper la nonciature apostolique – ambassade du Vatican à Paris.

Un reportage dans l’occupation sur le site de Radio.Graphie :


Voir en ligne : radio.graphie

Lundi 31 décembre 2012, afin de soutenir 52 sans-papiers de Lille en grève de la faim depuis deux mois, le 9e collectif de sans-papiers de Paris a décidé d’occuper la nonciature apostolique – ambassade du Vatican à Paris.

Une cinquantaine de personnes, sans-papiers et citoyens français sont entrés pacifiquement dans l’ambassade dans l’objectif de recevoir le soutien du Vatican face à l’immobilité des pouvoirs publics français alors que l’heure est grave et que deux grévistes de la faim ont été expulsés dans un état physique déplorable.

Une action de solidarité, pour briser le silence des médias nationaux qui ne relatent pas de cette situation catastrophique où cinquante deux personnes à bout d’espoir mènent une lutte dans des conditions extrêmes : expulsés d’une église et des hôpitaux de la ville, couchés sur les trottoirs de Lille.

Alors que les occupants réussissent à ouvrir une porte aux journalistes, des CRS inconscients tentent de forcer l’entrée de la nonciature sans autorisation.

Une délégation a finalement été reçue par l’ambassadeur du Vatican et ce n’est que deux heures plus tard qu’elle est ressortie de cet entretien où ils demandaient à son excellence d’obtenir un rendez-vous auprès du ministre de l’intérieur, lequel a fermement refusé toute discussion au sujet des sans-papiers de Lille grévistes de la faim. Le nonce a alors demandé à ce que les occupants sortent de la nonciature où un car vide de la police les attendait.

Sans rendez-vous avec le ministère de l’intérieur, les occupants décident de rester sur place. Une occupante s’est faite arrêter et embarquer dans le bus vide, l’empêchant ainsi de donner le dernier communiqué à la presse venue devant la nonciature. Le nonce autorise alors l’entrée en grande pompe des forces de l’ordre, boucliers au poing dans le salon de l’ambassade bousculant tables et chaises.

Les occupants sortiront avec les forces de l’ordre et se feront fouiller et embarquer, direction rue de l’Evangile, où un dépôt de la police a été aménagé sur une zone de la Sncf, servant depuis un an à effectuer des contrôles d’identité notamment lors des rafles de manifestants.