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Depuis plusieurs mois, Paris s’éveille aura titré tour à tour sur la révolution islandaise, puis la révolution tunisienne, et voilà la révolution égyptienne. Ce serait 1848, l’épidémie des révolutions. En Afrique du nord, de Tunisie en Egypte, on assiste à une application inattendue de la « théorie des dominos » sur laquelle MacNamara avait fondé l’intervention américaine au Vietnam pour le compte de Kennedy puis de Johnson. Bien mieux que dans l’ex-Indochine de jadis, il ne s’agit pas ici de l’avancée irrésistible de l’empire stalinien, mais du soulèvement des peuples pour la liberté, comme en 1848. À qui le tour ?

En France aussi, mutatis mutandis, on assiste à un « soulèvement », même si ses proportions sont certes plus modestes, avec ce qu’il faudrait bien appeler « la révolution toulousaine » – l’appel à « une grande vague de résistance » lancé depuis le campement antiloppsi de la Prairie des filtres, et les campements antiloppsi de Limoges, et maintenant de Montpellier, où le débat liberté contre tyrannie est porté au cœur des villes, en même temps qu’il aura soulevé la Tunisie et l’Egypte.

vendredi 28 janvier, midi :

Les affrontements entre policiers et manifestants reprennent en Egypte
A peine la prière du vendredi terminée, de violents affrontements entre policiers et manifestants anti-régime ont éclaté au Caire et dans le centre d’Alexandrie.

La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles caoutchoutées pour disperser plusieurs milliers de manifestants antirégime rassemblés après la prière du vendredi dans le centre d’Alexandrie, deuxième ville d’Egypte, selon un journaliste de l’AFP sur place. Au Caire, des accrochages ont également éclaté entre la police et des manifestants devant une mosquée du centre à l’issue de la prière hebdomadaire à laquelle a participé l’opposant Mohamed ElBaradei.

Des forces de sécurité en force

Les forces de sécurité étaient mobilisées, vendredi 28 janvier, en Egypte pour faire face à une quatrième journée de manifestations sans précédent contre le régime de Hosni Moubarak, alors que le réseau internet était inaccessible selon des usagers.

L’opposant égyptien le plus en vue, Mohamed ElBaradei, ex-patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), devait prendre part aux protestations qui ont coûté la vie à sept personnes, blessé des dizaines et entraîné plus de 1.000 arrestations depuis mardi à travers l’Egypte.

La police a quadrillé les rues du Caire et était postée dans les endroits stratégiques de la capitale. Les manifestations durant les trois derniers jours avaient tourné à la violence et des heurts avaient éclaté entre manifestants et policiers dan plusieurs villes. Il s’agit des plus importantes protestations depuis l’arrivée au pouvoir en 1981 d’Hosni Moubarak, 82 ans, qui n’a pas commenté publiquement ce mouvement de contestation.

Le président égyptien est critiqué notamment pour n’avoir jamais levé l’état d’urgence en place depuis près de 30 ans. Avec plus de 80 millions d’habitants, l’Egypte est le pays le plus peuplé du monde arabe et plus de 40% de sa population vit avec moins de 2 dollars par jour et par personne.

« Il y a actuellement un blocage total d’Internet et des SMS »

Les sites de socialisation Facebook et de micro-blogging Twitter ont été largement utilisés par les militants appelant aux manifestations de contestation. Ils avaient au préalable été bloqués jeudi en début de soirée. « Le réseau Internet est coupé aujourd’hui (vendredi) en Egypte », a déclaré la réception d’un grand hôtel de la capitale, une information confirmée par d’autres établissements.

Avant l’aube, des internautes du Caire avaient déjà fait état de l’impossibilité de se connecter à l’Internet, tandis que d’autres signalaient des lenteurs et des coupures intermittentes. Un Français basé au Caire a fait part à Nouvelobs.com vers minuit qu’« il y a actuellement un blocage total d’Internet et des SMS ». « Le gouvernement souhaite prévenir l’appel à la manifestation qui se relaye pour vendredi », estime-t-il.

Plusieurs particuliers contactés par l’AFP à travers le pays ont confirmé ne pas avoir accès au web. Il n’a pas été possible de joindre dans l’immédiat les fournisseurs internet pour expliquer ces coupures.

Les services de messagerie téléphonique ne fonctionnaient non plus vendredi matin, ont constaté des journalistes de l’AFP au Caire, une information confirmée par des usagers en province.

« Mise en garde » du ministère de l’Intérieur

De nouveaux appels ont été lancés pour des manifestations vendredi, à l’issue des traditionnelles prières musulmanes qui ont lieu en milieu de journée. Mais le ministère de l’Intérieur a, dans un communiqué, « renouvelé sa mise en garde » contre de nouvelles manifestations et affirmé que « des mesures décisives seront prises pour y faire face, en conformité avec la loi ».

Les Frères musulmans, principale force de l’opposition qui avaient au départ appuyé du bout des lèvres les manifestations, ont annoncé leur participation aux protestations « de la colère » de vendredi. Au moins vingt membres de la confrérie été arrêtés, a annoncé à l’AFP l’avocat de cette formation, Abdelmoneim Abdel Maqsoud.

Les manifestations ont été inspirées par le soulèvement populaire ayant chassé le président Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir en Tunisie à la mi-janvier.

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Les manifestations contre le régime Moubarak, sans précédent depuis plus de trente ans, se multiplient en Egypte. Ce jeudi, la ville de Suez a pris les allures d’un champ de bataille, avec de très violents affrontements entre police et protestataires, et l’attaque de bâtiments administratifs aux cocktails molotov. Le pouvoir a averti cette nuit qu’il allait prendre « des mesures décisives » contre les manifestants qui comptent protester de nouveau vendredi.

Les jeunes militants pro-démocratie à l’origine du mouvement, inspiré par la révolte tunisienne, ont appelé à de nouvelles manifestations « de la colère » dans plusieurs villes du pays après les prières hebdomadaires. Depuis mardi, sept personnes sont décédées, cinq manifestants et deux policiers, et des dizaines ont été blessées. Au moins mille manifestants ont été interpellés.

L’opposant Mohamed ElBaradei, de retour au Caire, appelle le président Moubarak à se retirer du pouvoir et se dit prêt assurer l’intérim si la rue égyptienne le lui demande

D’heure en heure, la situation bouge. Après une journée de jeudi, plus qu’agitée (selon la « chronologie » du parisien, remise à l’endroit). Ce vendredi matin, l’heure par heure du nouvelobs donne :

03h40 - Au moins vingt membres des Frères musulmans, première force d’opposition en Egypte, ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi.

07h50 - Le réseau internet est inaccessible et des appels sont lancés pour de nouvelles manifestations, dans la journée, contre le régime du président Hosni Moubarak.

11h30 - La liberté d’expression doit être « totalement respectée » en Egypte, déclare le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, interrogé sur le blocage de l’internet dans ce pays.

11h45 - Le Caire L’opposant égyptien Mohamed ElBaradei participe à la prière hebdomadaire avec 2.000 personnes sur une place publique du centre du Caire.

L’opposant égyptien se dit prêt à mener la transition. Au moins vingt membres des Frères musulmans qui appellent aux manifestations « de la colère » ont été arrêtés dans la nuit. Le ministère égyptien de l’Intérieur avertit qu’il prendra « des mesures décisives ».

De leur côté, les Frères musulmans, principale force de l’opposition, ont annoncé qu’ils participeront aux manifestations « de la colère » prévues vendredi 28 janvier après les prières hebdomadaires. Jusqu’ici ils avaient appuyé du bout des lèvres les manifestations, laissant à leurs membres le choix d’y participer.

Au moins vingt membres des Frères musulmans, dont cinq anciens députés et cinq membres du bureau politique, ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé à l’avocat de cette formation, Abdelmoneim Abdel Maqsoud.

Jeudi soir, des internautes du Caire ont fait état de l’impossibilité de se connecter à internet, tandis que d’autres signalaient des lenteurs et des coupures intermittentes.

Les téléphones portables fonctionnaient également mal dans la zone du centre de la capitale où les manifestants se rassemblent et les services de messagerie semblaient être hors-service.

« Mesures décisives »

Plus tôt, le ministère de l’Intérieur avait averti qu’il allait prendre « des mesures décisives » contre les manifestants.

« Je suis ici avec l’espoir de continuer à travailler pour un changement ordonné et pacifique », a déclaré Mohamed ElBaradei à son arrivée à l’aéroport, en demandant au pouvoir l’arrêt « de la violence, des détentions et de la torture ».

« Si la population veut que je mène la transition, alors je ne la décevrais pas », avait-il déclaré à Vienne avant son départ, en précisant vouloir participer aux nouvelles manifestations.

Les jeunes militants pro-démocratie à l’origine du mouvement, inspiré par la révolte tunisienne qui a chassé le président Zine El Abidine Ben Ali, ont appelé à de nouvelles manifestations vendredi.

Manifestant mortellement blessé

Jeudi la mobilisation a été marquée par un septième décès, à Cheikh Zouwayed, dans le nord du Sinaï. Un manifestant a été mortellement atteint d’une balle dans la tête lors d’un échange de tirs entre manifestants bédouins armés et forces de sécurité, selon des témoins.

Dans cette même ville la police a été la cible de tirs de roquettes antichars jeudi soir, sans être touchée, ont indiqué des témoins.

À Suez (nord-est), des manifestants ont mis le feu à une caserne de pompiers après avoir lancé des cocktails molotov sur la police, selon un photographe de l’AFP sur place.

La police était massivement présente toute la journée dans le centre du Caire.
L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a accusé la police d’avoir accentué l’usage de la force de manière « totalement inacceptable et disproportionnée ».

Par ailleurs, les matchs du championnat de football prévus vendredi et samedi ont été reportés.

« Moment critique »

« C’est un moment critique dans l’histoire de l’Egypte (...) La volonté de changement doit être respectée », a déclaré au Caire Mohamed ElBaradei, l’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique devenu une figure de l’opposition.Il ne dispose pas d’un parti reconnu, mais a formé un mouvement, l’Association nationale pour le changement, qui plaide pour des réformes démocratiques et sociales.

Les manifestations, qui ont débuté mardi, sont les plus importantes depuis l’arrivée au pouvoir en 1981 de Hosni Moubarak, 82 ans, critiqué notamment pour n’avoir jamais levé l’état d’urgence en place depuis près de 30 ans.

Depuis mardi, cinq manifestants et deux policiers ont été tués et des dizaines de personnes blessées. Selon un responsable des services de sécurité, « au moins mille personnes ont été arrêtées à travers le pays ».

Le président américain Barack Obama a affirmé jeudi que la violence n’était « pas une solution aux problèmes en Egypte », et appelé le gouvernement et les manifestants à faire preuve de retenue.

Tout en qualifiant Hosni Moubarak de « partenaire important », la Maison Blanche a affirmé à plusieurs reprises que les Etats-Unis « ne prennent pas parti ».

L’Union européenne et l’ONU ont appelé le gouvernement égyptien à écouter les revendications du peuple, et Paris à respecter la liberté d’expression.

(Nouvelobs.com avec AFP)

La journée de jeudi

9h10. Les autorités égyptiennes annoncent avoir interpellé un millier de personnes ces deux derniers jours.

10 heures. Un nouvel appel à manifester aujourd’hui lancé sur Facebook. Le « Mouvement du 6 avril », à la tête des manifestations pro-démocratie qui se déroulent en Egypte depuis mardi, qui appelait hier à descendre dans la rue vendredi après la prière, ne veut pas relâcher la pression. « Jeudi ne sera pas un jour de vacances, les actions dans la rue vont se poursuivre », est-il écrit.

10h10. L’opposant égyptien Mohamed El Baradei, l’un des principaux soutiens des manifestations anti-gouvernementales, annonce son retour en Egypte dès ce jeudi soir de Vienne (Autriche).

10h34. Les échanges à la bourse du Caire sont suspendus jusqu’à 11h30. Les cours se sont effondrés de plus de 6%.

12h27. Mohamed El Baradei rentre pour participer aux manifestations de vendredi, selon son frère.

13 heures. Paris appelle l’Egypte à respecter la liberté d’expression. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valero, lors d’un point presse, a affirmé que la France restait attentive « au sort des centaines de personnes arrêtées à la suite des manifestations des derniers jours ».

14 heures. L’opposant Mohamed ElBaradei se dit prêt à « mener la transition » politique en Egypte. L’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), connu pour s’être rendu en Iran inspecter des installations, rentre ce soir au Caire afin de « s’assurer que tout se passe de manière pacifique et régulière ». « J’appelle de nouveau le régime à comprendre qu’il ferait mieux d’écouter, de ne pas utiliser la violence et de comprendre que le changement doit arriver, il n’y a pas d’autre option », a ajouté le prix Nobel de la paix.

14h24. Des accrochages opposent plusieurs centaines de manifestants aux forces de l’ordre dans les villes d’Ismaïliya et Suez. À Ismaïliya, des témoins font état de tirs de gaz lacrymogène des services de sécurité qui tentent de disperser les manifestants qui ripostent par des jets de pierres. Une dizaine de personnes ont été arrêtées avant le début de la manifestation. À Suez, les policiers anti-émeute ont eu recours aux gaz lacrymogènes, aux balles caoutchoutées et aux canons à eau pour disperser plusieurs centaines de manifestants rassemblés devant un poste de police pour réclamer la libération des personnes arrêtées mardi et mercredi.

15h10. La chef de la diplomatie de l’Union Européenne, Catherine Ashton, a appelé les autorités égyptiennes à « respecter » le droit de leurs citoyens à manifester pacifiquement pour défendre leurs droits. « La liberté d’expression et le droit de se réunir pacifiquement sont des droits fondamentaux de tout être humain », a-t-elle déclaré.

15h25. La Syrie espère que « la raison prévaudra » en Egypte, a indiqué le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem. « Nous suivons, comme vous, ce qui se passe à Tunis et en Egypte. Nous regrettons que des victimes soient tombées parmi le peuple et la police égyptiens », a-t-il dit lors d’une conférence de presse avec son homologue britannique William Hague.

15h41. Une caserne de pompier en feu. À Suez, où des affrontements ont lieu depuis le milieu de journée entre protestataires et forces de l’ordre, des manifestants ont mis le feu à une caserne de pompiers après avoir lancé des cocktails molotov sur la police, a constaté un photographe de l’AFP.

16h35. Un manifestant a été tué par la police lors d’accrochages dans la localité de Cheikh Zouwayed, dans le nord du Sinaï, selon des témoins. Le jeune homme aurait été mortellement atteint d’une balle dans la tête lors d’un échange de tirs entre des manifestants bédouins et les forces de sécurité, selon l’AFP. Ce nouveau décès porte à sept le nombre de morts depuis mardi.

16h48. Justifiant la « fermeté » de la police à Suez, le porte parole du gouvernement égyptien, Magdy Rady, estime qu’elle « garde un maximum de retenue, mais lorsque se produisent des moyens d’expression illégitimes ou des destructions, elle intervient ».

17h10. À Vienne, en Autriche, où il se trouve, Mohamed El Baradei estime qu’il est temps pour le président Moubarak de se retirer. « Il a servi le pays pendant 30 ans, le moment est venu pour lui de se retirer », a-t-il déclaré. Il propose, selon la chaîne Al Arabia, d’assurer son intérim si la rue égyptienne le lui demande.

17h35.« La situation en Egypte est sans commune mesure avec la Tunisie », note Georges Colson, président du syndicat national des agents de voyage (Snav) dont le congrès s’achève à Louxor, « où il ne se passe rien comme dans les stations balnéaires » de la Mer Rouge. « On va suivre la situation avec beaucoup d’attention mais pour l’instant on n’enregistre pas d’annulations », a -t-il déclaré à l’AFP. Les Français sont 600 000 par an à se rendre en Egypte.

17h59. Selon la chaîne de télévision Al Jazeera, 300 personnes seraient détenues à Suez où des témoins font état d’échanges de coups de feu entre forces de l’ordre et protestataires.

18h15. À la veille de grands rassemblements, le parti au pouvoir en Egypte se dit ouvert jeudi au dialogue avec la jeunesse. Les manifestations « ont été pacifiques dès le début, la belle jeunesse, brandissant des drapeaux égyptiens, s’est exprimée de façon respectée et civilisée », a déclaré Safwat al-Chérif, secrétaire général du Parti national démocratique (PND, au pouvoir).

18h25. L’opposant Mohamed ElBaradei est arrivé à l’aéroport du Caire afin de participer aux manifestations contre le président Hosni Moubarak. En provenance de Vienne, il a appelé le chef d’Etat à quitter le pouvoir. L’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), est devenu une figure de proue de l’opposition égyptienne.

19h30. La Maison-Blanche a appelé jeudi tant le gouvernement que les manifestants en Egypte à éviter la violence. « Le gouvernement a l’obligation de ne pas avoir recours à la violence », a déclaré le porte-parole de Barack Obama, Robert Gibbs. Mais, a-t-il souligné, « ceux qui protestent ont (eux aussi) l’obligation de ne pas avoir recours à la violence », notamment en brûlant des bâtiments officiels. Tout en qualifiant le président Hosni Moubarak de « partenaire important » des Etats-Unis, le porte-parole a affirmé jeudi à plusieurs reprises que les Etats-Unis « ne prennent pas parti » dans l’actuelle vague de protestations.

20h05. Les affrontements se poursuivent dans les rues de Suez où les manifestants jettent des cocktails molotov sur les forces de l’ordre qui répliquent à coups de balles en caoutchouc. Sur Twitter, certains évoquent des tirs à balles réelles.

20h58. Pour Barack Obama, la violence n’est pas une solution en Egypte. C’est ce qu’a affirmé le président des Etats-Unis dans un entretien diffusé sur le site de partage de vidéos YouTube. Il a appelé le gouvernement et les manifestants à faire preuve de retenue.

22h10. Deux tirs de roquettes ont visé la police jeudi soir dans le Sinaï égyptien, là où un jeune homme a trouvé la mort, mortellement atteint d’une balle en pleine tête, mais ont raté leur cible, selon des témoins. Les roquettes antichars de type RPG ont été tirées à cheikh Zouwayed, ville du Sinaï habitée principalement par des bédouins armés qui réclament depuis des années la libération de plusieurs des leurs, détenus sans avoir été jugés.

22h25. Selon le journaliste américain de NBC, Richard Engen, qui cite la police égyptienne, 87 policiers ont été blessés à Suez jeudi. Le journaliste évoque également un mort sur son compte Twitter. Sur le site de micro-blogging, plusieurs internautes indiquent que des bâtiments sont en feu dans la ville, notamment l’hôtel de ville et le siège local du parti d’Hosni Moubarak.

22h40. En perspective des manifestations de vendredi, des tracts anonymes ont été distribués au Caire donnant la marche à suivre. Intitulé « long live Egypt », longue vie à l’Egypte, le tract appelle les manifestants à apporter des roses et non des bannières, et à marcher vers les bâtiments officiels en tentant de persuader policiers et soldats de se joindre à eux.

23h50. Le ministère égyptien de l’Intérieur annonce « des mesures décisives » contre les manifestants qui comptent protester de nouveau vendredi contre le pouvoir du président Hosni Moubarak. « Le ministère de l’Intérieur renouvelle sa mise en garde contre de telles actions et affirme que des mesures décisives seront prises pour y faire face, en conformité avec la loi », indique un communiqué.

23h25. Les Frères musulmans, première force d’opposition en Egypte, ont annoncé leur participation au « vendredi de la colère », des manifestations prévues contre le régime du président Hosni Moubarak. Ils avaient jusqu’ici appuyé du bout des lèvres le mouvement de contestation qui a commencé mardi en Egypte, laissant à leurs membres le choix d’y participer sans toutefois s’y engager officiellement.

VIDEO. VIOLENTS AFFRONTEMENTS A SUEZ CE JEUDI

VIDEO. LE RETOUR D’ELBARADEI SUR FOND DE VIOLENCES