L’information au jour le jour sur le quotidien des sans-papiers.

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La marche a rassemblé environ 2000 personnes, sans-papiers, militants,
etc. (Collectif des sans-papiers de Montreuil, 9e collectif de
sans-papiers, CSP 75, CSP 18, CSP 19, CSP 95, CSP 11, et organisations
dont l’UJFP, la LDH, le Gisti, l’ATMF, Femmes solidaires, Sierra Maestra,
Coordination des Intermittents et Précaires d’IDF, CDSL, le MRAP, ACT-Up,
l’UCIJ, la LCR, le PCF, les Verts, la Fédération anarchiste, CNT, Sud,
CGT…).


Voir en ligne : 9e Collectif

Arrivant devant le Centre de rétention, les manifestants ont scandé « Ni
rafles, ni centres de rétention, régularisation de tous les sans-papiers ».
Les sans-papiers ont pris la parole, pour dénoncer la situation actuelle,
aussi bien dans les centres de rétention que partout en France où ils sont
raflés quotidiennement. Des sans-papiers enfermés à l’intérieur du CRA de
Vincennes ont pu s’adresser à la foule par téléphone sur haut-parleur. Ils
ont pu ainsi témoigner de ce que la visite officielle orchestrée pour les
médias la veille était une mascarade. Ils ont pu rappeler les violences
qu’ils subissent quotidiennement, pour briser leur mouvement.

Une
manifestation s’est alors déclenchée à l’intérieur du Centre. Et les
retenus ont accrochés une banderolle marquant leur première revendication
 : « Liberté ».
Des manifestants se sont regroupés dans le parking jouxtant le Centre,
entourés par une armada de gardes mobiles. Un militant a été interpelé et
mis en garde-à-vue.

Rassemblement demain, dimanche 6 janvier, à 13 heures devant le
commissariat du 4e arrondissement, bd Bourdon, métro Bastille.

Monsieur Malek B. devait être expulsé vers Alger, aujourd’hui à 11 heures.
Des militants et sa famille étaient présents à l’aéroport. Il passe demain
dimanche à 14 heures au TGI de Bobigny devant la 17e chambre pour refus
d’embarquement.

Issa N. passe à 14 heures au 35bis, au Palais de Justice de Paris, métro
Cité.

Nabil G. est passé jeudi dernier au 35 bis, et ce samedi en cour d’appel :
sa rétention a été prolongée de quinze jours. Un laissez-passer a été
demandé au consulat de Tunisie pour la deuxième fois.

Et d’autres, tous les jours sont raflés, arrivent dans les centres de
rétention, passent devant ces tribunaux (35bis, cour d’appel, Tribunal
administratif, ou devant les chambres correctionnelles pour refus
d’embarquement). Ils sont enfermés, arrachés à leurs vies, expulsés.
Malgré la brutalité de la répression, ils se mobilisent, pour protester.
De même à l’extérieur, il est urgent de se mobiliser le plus largement
possible pour apporter le soutien le plus efficace aux sans-papiers, faire
connaître leur situation, et vaincre la machine à expulser et la politique
du chiffre.


9e Collectif