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L’Asfam, l’association qui a remplacé la Cimade à Vincennes pour porter assistance juridique aux retenus, a recueilli ces deux dernières semaines cinq plaintes de sans-papiers tabassés par leurs geôliers. Celles-ci ne comprennent pas semble-t-il les nouvelles plaintes des nombreux sans-papiers plus que malmenés ces derniers jours.

Rappelons que c’est dans un contexte de protestation contre ces violences que deux évasions collectives ont pu se sont produire, il y a une semaine, vendredi et samedi derniers. C’est en réaction à ces évasions (réussies pour trois retenus qui n’ont pas été retrouvés) que la Préfecture de Police a déployé des brigades de chiens aux alentours du CRA...

Barbelés, chiens, tabassages…

Rappel : un appel a été lancé sur indymédia, pour SAMEDI au CRA VINCENNES

En ce moment présence policière forte TOUS LES JOURS ET TOUTES LES NUITS.

La tension est palpable même le chef de la P.P. faisait des rondes le soir dès fois que des soutiens viendraient se faire l’écho des cris de l’intérieur : « LIBERTÉ ».

Aux alentours du CRA : des bergers dit allemands trainant en laisse leur maître, chevaux pareillement, et cars de « ramassage », sur le parking près du bâtiment de nos amis canins.

LA COLÈRE GRONDE CONTRE LA MACHINE À EXPULSER

Solange

CRA vincennes violences évasions et plaintes

25/11/2010 à 22:17 AFP
Des étrangers en rétention déposent plainte contre des policiers

Cinq plaintes pour violence ont été déposées contre des policiers par des étrangers enfermés dans le centre de rétention de Vincennes (Cra), a indiqué dans un communiqué jeudi l’Association Service Social Familial Migrants (ASSFAM).

"Ces deux dernières semaines, l’ASSFAM a été amenée à transmettre au
procureur de la République cinq plaintes de retenus"
, a déclaré l’association autorisée à intervenir au Cra de Vincennes pour apporter une assistance juridique aux étrangers sans papiers qui y sont retenus.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’association, Christian Laruelle, a précisé que ces plaintes visaient des faits de violences imputés à des policiers. Il n’a pas donné de précisions sur la nature de ces violences ni sur l’identité des victimes.

Selon lui, ces plaintes illustrent une « dégradation du climat » dans le Cra
de Vincennes d’où plusieurs sans-papiers se sont enfuis la semaine dernière
après des incidents. Lundi, ils restaient introuvables.

"Ces derniers jours, la tension est montée au sein des centres de rétention
jusqu’au moment où des retenus n’ayant pas pu accéder au service médical ont
dégradé les sanitaires et cassé une fenêtre avant de s’échapper"
, a observé
l’ASSFAM qui dit avoir « alerté la préfecture lors d’une réunion le 17 novembre 2010 ainsi que le Contrôleur général des lieux privatifs de liberté le 19 novembre ».

La préfecture de police de Paris (PP) a elle, dans un communiqué transmis à l’AFP, contesté cette version des faits qui n’ont selon elle « aucun rapport avec une prétendue restriction dans l’accès au service médical ».

La PP a par ailleurs rappelé que « chaque allégation de violence relayée par l’ASSFAM auprès du Parquet fait l’objet d’une saisine de l’inspection générale des services » (la police des polices).

179 étrangers étaient enfermés au Cra de Vincennes au 23 novembre, a indiqué
l’ASSFAM.

En juin 2008, de violents incidents avaient éclaté au Cra de Vincennes au
lendemain du décès d’un Tunisien de 41 ans considéré comme suspect par les
étrangers retenus. Le Cra avait été la proie des flammes. En mars 2010, dix
sans-papiers ont été condamnés pour ces faits à des peines de prison ferme,
allant de 8 mois à 3 ans.

AFP 24-11-2010 19:25
Évasions et tensions au centre de rétention de Vincennes

Depuis lundi, les associations de soutien aux sans-papiers se voient refuser l’accès au Centre de rétention de Vincennes. Selon elles, dont SOS Soutien ô sans-papiers, ces mesures auraient été prises après les évasions survenues le week-end dernier.

Une première évasion a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi vers 2h30, provoquant des incidents au sein du CRA. Cinq autres personnes se sont enfuies le lendemain vers 4h30 du matin. Trois d’entre eux ont pu être interpellés et les trois autres sont toujours en fuite. Ni l’âge ni l’identité des évadés n’ont été communiqués.

"Des dégradations ont eu lieu dans plusieurs bâtiments et il y a encore de
nombreuses tensions"
, selon une source policière. Selon le témoignage d’un
sans-papiers retenu, un des évadés, rattrapé par la police aurait subi des violences. « Il a été tapé au visage et au poignet, dans le noir bien sûr pour que rien ne soit enregistré par les caméras. Le médecin, lui, ne lui a remis que du paracétamol, précise ce témoin. Une plainte a été déposée ». La préfecture de police de Paris n’a pas confirmé cette information.

"Nous avons eu plusieurs échos de la mauvaise ambiance à l’intérieur du
centre mais nous n’avons pu la constater, a indiqué SOS Soutien ô sans-papiers. Tous les jours, l’accès nous est refusé pour des raisons diverses, mais peu crédibles. Comme la venue d’un soi-disant consul lundi"
.

Les retenus, dont certains ont entamé une grève de la faim, ont appelé au
rassemblement mercredi et chaque soir pour dénoncer "les conditions de
rétention et la privation de soin"
.

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174 : C’est le nombre de retenus au Centre de rétention de Vincennes. La capacité d’accueil est de 280 personnes. Le 21 juin 2008, deux bâtiments du CRA avaient été détruits dans un incendie et les personnes qui étaient retenues à Vincennes avaient été transférées au cours de la nuit dans d’autres centres de rétention. En janvier et février dernier, dix étrangers en situation irrégulière avaient été jugés fin janvier et début février pour cet incendie ainsi que pour le saccage du centre. Ils ont été condamnés en mars à des peines allant de huit mois à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris. Début novembre, deux nouveaux centres de rétention (Vincennes 2 et 3), d’une capacité d’une soixantaine de places chacun ont ouvert à Vincennes.