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Les accès à l’aéroport de Toulouse ont été bloqués jeudi matin vers 5 heures par 450 syndicalistes et militants – 300, selon la police – opposés à la réforme des retraites, ce qui perturbe les départs. Des salariés de la régie de transport toulousaine Tisséo, des douanes, de l’aviation civile, d’Air France, des enseignants et des cheminots ont pris position sur trois rond-points.

Ils devaient se disperser vers 9 heures, selon Eric Genest, secrétaire CGT Air France.

« On a décidé de bloquer l’aéroport pour atteindre les décideurs qui prennent les vols du matin », a ajouté ce dernier, mais certains passagers parvenaient à se rendre à pied à l’aérogare, qui n’est desservi que par la route.

Même scénario à l’aéroport de Nantes où les accès ont été partiellement bloqués jeudi matin dès 5 heures par des manifestants hostiles à la réforme des retraites. Une déviation par une départementale a cependant été mise en place par la direction de l’équipement pour permettre l’accès des voyageurs en voiture à l’aéroport.

D’autres blocages annoncés jeudi

Ces actions annoncent une journée difficile dans les aéroports. Les accès devraient être perturbés en raison d’un appel de quatre fédérations des transports (CGT, CFDT, FO, CFTC) à une journée d’action contre la réforme des retraites. Des rassemblements sont prévus aux abords d’aérogares comme à Roissy et Lyon à 10H00, ainsi que des blocages de routes d’accès dans d’autres villes, avec parfois le renfort d’étudiants, a indiqué la CGT.

Air France prévoit jeudi « d’assurer l’ensemble de son programme mais quelques retards sont possibles ». La compagnie recommande aussi à ses clients « d’arriver aux aéroports à l’avance ».

En revanche, le préavis de grève déposé par le SNPL pour vendredi a été levé. Le premier syndicat des pilotes de ligne a annoncé mercredi qu’il avait obtenu le retrait partiel d’une mesure d’assujettissement de certains avantages acquis à des cotisations sociales. Les deux autres syndicats ayant déposé des préavis similaires devaient décider dans la journée du maintien ou non de leur appel : l’UNAC, deuxième syndicat des pilotes, et le SNPNC, premier syndicat des hôtesses et stewards.

Pas de cotisations sociales sur les billets d’avion à tarif réduit

Selon le SNPL, « un amendement a été proposé et accepté par la Commission des affaires sociales du Sénat » mercredi matin. Il « modifie le champ d’application de l’article 16 » du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011, qui contenait la disposition litigieuse, « et satisfait aux demandes du SNPL France ALPA », poursuit le syndicat.

L’article 16, qui avait été adopté mardi par les députés, prévoyait que « toute somme ou avantage alloué à un salarié, à raison de son activité professionnelle, par une personne qui n’est pas son employeur, est une rémunération ». Ainsi, les billets d’avion à tarif réduit attribués par une autre compagnie aérienne auraient dû être soumis à cotisations sociales pour les salariés comme pour les entreprises. Il en aurait été de même pour les avantages commerciaux consentis par des loueurs de voitures ou des chaînes d’hôtels par exemple.

La version retenue prévoit désormais de considérer comme une rémunération « toute somme ou avantage alloué à un salarié par une personne n’ayant pas la qualité d’employeur en contrepartie d’une activité accomplie dans l’intérêt de ladite personne ». Selon le SNPL, cela « permet de taxer les rémunérations déguisées, et non les avantages acquis, ce que nous souhaitions ».

[Source : le Parisien]