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Le parlement italien est en train d’examiner actuellement une proposition de loi qui condamnerait les immigrés sans papiers à une peine allant de six mois à quatre ans d’emprisonnement.

La Commission des affaires constitutionnelles et la Commission de justice du sénat italien finiront d’examiner cette proposition de loi sur l’immigration le 18 juillet. Le sénat mettra au vote la peine réservée aux immigrants sans papiers le 24 juillet.

En vertu de la loi jusqu’alors en vigueur, toute personne persécutée en raison de sa race, sa religion, son opinion, sa nationalité ou son appartenance à un quelconque groupe social, peut demander le statut de réfugié. Mais « quand les autorités donnent une réponse à une demande d’asile — qu’elle soit positive ou négative — elles ne précisent pas la raison d’une telle décision », explique Antonella de Donato, du Conseil italien pour les réfugiés.

Selon l’organisation catholique Caritas, l’Italie a reçu 10.350 demandes d’asile en 2006. Les autorités de l’immigration ont examiné cette année plus de 14.000 dossiers, mais seulement 1.037 ont été acceptés.

Au total 5.321 personnes ont reçu la protection humanitaire qui leur permet de vivre en Italie aussi longtemps qu’ils se sentent en insécurité dans leur pays d’origine. Cependant, 4.677 demandes ont été refusées. D’après le Conseil italien pour les réfugiés, seulement 3.000 réfugiés ont accès à une assistance dans des centres spécialisés.