Nous suivre :



Dossiers :
 
Articles :

Au lendemain de la journée d’action du 23 septembre contre la « réforme »
Sarkozy des retraites adoptée en première instance par le Parlement
français, nous, directions d’organisations syndicales membres de la
Plateforme des syndicats des nations sans État sous domination de l’État
français, nous adressons solennellement aux directions des principales
confédérations syndicales françaises.

Vous êtes mieux placés que personne pour savoir que cette réforme est en
fait une véritable contre-réforme de régression sociale qui répond plus
sûrement à la logique de rentabilisation des marchés financiers imposée
par les institutions internationales (FMI, OMC, Union européenne) qu’à de
prétendus ajustements qui seraient rendus inéluctables par l’arithmétique
et la démographie.

Vous savez mieux que personne que cette contre-réforme répond en fait à la
volonté clairement exprimée par Sarkozy de détruire le système social mis
en place en 1945 par le Conseil national de la résistance (CNR) en livrant
à la capitalisation, donc à la spéculation, l’un de ses piliers qui est
la retraite par répartition basée sur la solidarité entre les générations.
Vous savez mieux que personne que ce système a déjà subi trois vagues de « 
réformes », en 1993, 2003 et 2007, avec deux « remèdes de cheval »
annoncés comme inévitables :

- L’allongement de la durée de cotisation de 37 ans et demi à 40 ans puis
à 41 ans avant de grimper d’un trimestre tous les ans, puisque la
Commission de garantie des retraites instaurée par la loi Fillon a la
mission de vérifier que le rapport entre la durée de cotisation et
l’espérance de vie à la retraite reste stable : chaque fois que l’espérance
de vie augmentera, la durée de cotisation en fera autant…

- La modification de la base de calcul des pensions en ne prenant plus en
compte les dix mais les vingt-cinq meilleures années.

Résultat ? En quinze ans le niveau de la retraite par rapport au salaire
n’a cessé de baisser, tandis que la part des profits dans le PIB continue
lui d’augmenter et les gains de productivité à toujours aller dans les
mêmes poches !

Vous êtes mieux placés que personne pour savoir que les salariés et les
fonctionnaires refusent cette logique. Le 7 septembre ils étaient des
millions dans la rue, malgré l’intox gouvernementale ! De même le 23 ! Et
maintenant ? Seront-ils condamnés à « prouver » une fois de plus, une fois
encore, qu’ils sont toujours prêts, qu’ils sont toujours mobilisés ?

À chacun ses responsabilités. Il nous semble que le temps est venu de
tracer une perspective claire :

La contre-réforme sarkozyste des retraites ne doit pas passer !

Décrétons la mobilisation générale et permanente jusqu’à son retrait : par
l’information du public, par des réunions et des tracts communs, des
meetings, des manifestations, des prises de parole, des communiqués, des
arrêts de travail, etc.

C’est ainsi que nous Préparerons tous ensemble la grève générale jusqu’au
retrait de la loi !

Recevez, chers camarades, l’assurance de nos salutations déterminées.

Le Syndicat des Travailleurs Corses