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Trois syndicats condamnent fermement la conduite l’union départementale CGT 75 en ce qui concerne l’expulsion de la bourse du travail à Paris, occupée depuis plus d’un an par des travailleurs sans papiers isolé et non aidés par la CGT.

  CGT Educ’Action Nord

Syndicat Départemental de l’Éducation Nationale CGT
Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture (FERC-CGT)
Rue Geoffroy Saint-Hilaire - 59042 LILLE Cedex

Tél : 03.20.52.56.55 | Fax : 03.20.52.76.92
sdencgt@nordnet.fr - http://www.sdencgt59.org

Communiqué

La CGT Éduc’Action Nord condamne l’expulsion des sans papiers de la Bourse de Travail de Paris organisée ce mercredi 24 juin par l’UD CGT 75.
En aucun cas des structures de notre CGT ne doivent avoir recours à des pratiques « policières » à l’encontre de travailleurs, notamment lorsque ceux-ci sont précaires parmi les précaires, c’est-à-dire sans papiers et a fortiori lorsqu’il s’agit de femmes et d’enfants.

Cette action commando risque de coûter cher à toute la CGT et donc à l’ensemble des travailleurs.

L’une des revendications portées par le 48e Congrès confédéral est parfaitement claire et progressiste : la régularisation de tous les sans papiers, sans exclusive, qu’il s’agisse de femmes, d’hommes, d’enfants, de salariés organisés ou isolés ou privés d’emploi.

Les sans papiers expulsés de la Bourse du Travail étaient tous des travailleurs isolés, placés de fait dans l’incapacité de créer dans leurs entreprises un rapport de force par la grève ; ils avaient donc d’autant plus besoin du soutien de la CGT pour obtenir une régularisation sur les mêmes bases que leurs camarades régularisés depuis le début du mouvement. Or ils ont eu le sentiment d’avoir été laissés de côté, ce qui les a conduits à s’installer à la Bourse du Travail.

Il s’agit maintenant de trouver les voies et moyens de sortir par le haut de cette situation, et en premier lieu parce qu’en ce moment des femmes et des enfants, notamment, sont à la rue. La CGT doit contribuer à réinstaller la visibilité collective des expulsés afin qu’ils poursuivent leur lutte pour la dignité par la régularisation.

C’est une urgence à la fois pour créer les conditions de cette régularisation de tous les sans papiers mais également pour permettre de réunir l’ensemble des travailleurs (avec ou sans papiers, isolés ou non) dans la lutte commune qu’ils ont à mener contre les exploiteurs et les diviseurs du MEDEF et de l’UMP.

La Commission Exécutive, le 26 juin 2009


  Communiqué de la FSE (Fédération Syndicale Etudiante)

La CGT au service de l’immigration choisie : solidarité avec nos camarades sans papiers !

Mercredi 24 juin vers midi, un commando de gros bras (cagoulés et armés de matraques et de bombes lacrymogènes) de l’Union départementale CGT de Paris, a violemment expulsé les travailleurs-ses sans papiers et leurs familles qui occupaient depuis 13 mois l’annexe de la Bourse du travail de Paris, rue Charlot.

Ces pratiques ne sont pas nouvelles : déjà le SO de la CGT s’en était pris aux travailleursses sans papiers qui prenaient par à la manifestation du 22 mai 2008 contre la réforme des retraites. Ces actes sont révoltants et intolérables.

Est-ce étonnant ? Non, car la direction de la CGT est hostile au mouvement des travailleursses sans papiers.

Elle s’est ralliée au concept d’immigration choisie voulue par le gouvernement français, et négocie avec lui son application. Bernard Thibault et ses complices ont choisi leur camp, et ce n’est pas le nôtre, c’est celui de l’impérialisme qui tri les travailleurs-ses selon ses besoins.

Aujourd’hui, un peu partout en France des militants-es cégétistes de base se battent courageusement aux côtés des travailleurs et travailleuses sans papiers, mais ils ne sont pas soutenus par leur confédération.

La FSE se bat dans les facs pour la régularisation des étudiantes sans papiers et la liberté d’inscription pour les étranger-es.

C’est donc sans hésiter que nous nous plaçons aux côté des travailleurs-ses sans papiers pour leur régularisation à tous et toutes, et que nous exigeons la libre circulation des travailleurs-ses.

Travailleurs-ses avec ou sans papiers : même classe, même combat !

Pour la FSE, le porte parole national,
28 juin 2009.


  Communiqué du SFA

Au sujet des évènements à la Bourse de Travail de Paris le 24 juin

Le Syndicat Français des Artistes-interprètes (CGT) dénonce fermement l’expulsion de l’annexe de la Bourse du Travail de Paris des travailleurs sans papiers et leurs familles effectuée mercredi 24 juin par des militants CGT agissant au nom du Bureau de l’Union Départementale. Les militants du SFA et leurs collègues artistes-interprètes, dont bon nombre sont engagés dans le mouvement de soutien aux sans papiers, souvent en coopération entière avec les structures de la CGT, ont été très choqués.

Le SFA ne méconnaît pas les problèmes posés au bon fonctionnement des syndicats par l’occupation entamée il y a plus d’un an par le collectif CSP75, qui a assurément choisi la mauvaise cible, et a pris bonne note de toutes les tentatives de solution proposées, notamment par les organisations de la CGT. Mais la mauvaise décision prise pour résoudre une vraie difficulté n’est pas conforme à notre vision d’un syndicalisme de lutte et de proposition, progressiste et solidaire. Cette initiative et la méthode mise en œuvre sont indignes des fondements de la CGT.
Reste que les vraies responsabilités pour la situation initiale, de sa continuation et de sa dégradation se situent au niveau des pouvoirs publics, qui refusent la régularisation de ces travailleurs. Il faut maintenant tout faire, dans l’unité de toutes les organisations, syndicales et associatives, et de tous les citoyens, pour que toutes ces régularisations soient accordées. Et en attendant, la Préfecture de Police et la Mairie de Paris doivent travailler ensemble pour apporter une aide d’urgence à ces travailleurs fragilisés et à leurs familles.

Le Syndicat Français des Artistes-interprètes (SFA-CGT) représente tous les artistes-interprètes à l’exception des artistes musiciens. Il puise ces racines dans le syndicat de chansonniers fondé par Broca il y a plus d’un siècle. Il est membre fondateur de la Fédération International des Acteurs.

Paris, le 30 juin 2009

Olivier CLEMENT
Délégué national

Syndicat Français des Artistes Interprètes (SFA)
01 rue Janssen - 75019 PARIS
ligne directe : 01 53 25 09 05
fax : 01 53 25 09 01
courriel : o.clement@sfa-cgt.fr / delegation@sfa-cgt.fr