L’information au jour le jour sur le quotidien des sans-papiers.

Nous suivre :



Media :
 
Articles :

Le cadre global de sortie de crise esquissé vendredi dernier
24 août entre le préfet M. Canépa et les représentants
régionaux de la LDH et du MRAP laissait entrevoir une
issue d’apaisement pour laquelle les associations avaient
proposé leur disponibilité immédiate de médiation.
Las ! Le préfet de région a préféré attendre lundi soir 27
août, escomptant sans doute pour le week-end quelques
maintiens fermes de Sans Papiers en rétention de la part de
la Justice pour pouvoir effectuer, au nom de la « politique
du chiffre », le maximum de retours forcés.
C’était compter sans les libérations, décidées par les Juges
de la Liberté et de la Détention, de vingt-et-un Sans
Papiers à Lille et de dix à Paris hier lundi après-midi.
C’est après ces résultats inattendus que M. Canépa a remis
à la LDH et au MRAP une lettre décrivant l’économie du
dispositif portant sur « la liste des 55 noms qui a été remise
par le MRAP et la LDH » - sans que mention soit faite de
« accords Delarue » de 2004 - ainsi que les documents à
transmettre à chacun des grévistes individuellement afin
qu’ils notifient à la préfecture leur cessation de grève de la
faim ainsi que leur engagement à contacter l’une des huit
associations retenues par la préfecture (Aida, Cimade,
Emmaüs, LDH, MRAP, Parce que des Hommes y vivent,
Saffia, Voix de Nanas).
Le MRAP regrette que les lettres « nominatives » les plus
protectrices soient destinées aux seuls non signataires du
premier protocole, ainsi qu’aux non dépositaires d’une
demande d’asile, et que les demandes d’asile politiques
soient renvoyées aux « procédures propres » de l’OFPRA.
Le MRAP rappelle que les accords Delarue prévoyaient
« en cas d’éventuel refus (de l’OFPRA), [que] la situation des
intéressés sera examinée dans le cadre de la commission juridique
 ». L’exigence du MRAP, concernant les 21 demandeurs
d’asile guinéens actuels, est donc qu’ils soient considérés
comme partie prenante de l’accord de sortie de crise,
selon les disposition des accords Delarue.
Le MRAP, membre du CSP 59, soutient également les
demandes de ce dernier concernant l’absolue nécessité de
documents nominatifs pour les Sans papiers du premier
protocole, la reconnaissance de la totalité des éloignements
forcés à destination de Guinée et du Maroc, la nonexclusion
de deux grévistes au motif de « condamnations
pénales », au vu de leur situation réelle.

Paris, 28 août 2007