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Une dépêche AFP est finalement tombée sur la grève de la faim de Bernard Rappaz, à son 104e jour.

Légalisation du haschich : Cohn-Bendit et Bové pour la libération du chef de file suisse

(AFP) – Il y a 1 jour

Le sociologue suisse Jean Ziegler et les députés européens écologistes Daniel Cohn-Bendit et José Bové demandent la « libération sans délai » du chef de file des partisans suisses de la légalisation du haschich, dont la santé est menacée par une grève de la faim.

Bernard Rappaz, 57 ans, a été condamné à cinq ans et huit mois de prison pour avoir cultivé du cannabis dans le canton du Valais. Incarcéré depuis mars, il conteste sa peine par des grèves de la faim qui ont entraîné son placement, depuis octobre, dans la section carcérale de l’hôpital de Genève.

« Nous demandons instamment aux autorités suisses d’ordonner sans délai la libération de Bernard Rappaz », écrit M. Ziegler, qui est vice-président du Comité consultatif du conseil des droits de l’Homme de l’ONU.

MM. Cohn-Bendit et Bové ont confirmé mardi à l’AFP l’avoir rejoint dans son appel, rendu public par son comité de soutien en France.

Dans son texte, M. Ziegler estime qu’« il faut mettre un terme à l’acharnement judiciaire » visant Bernard Rappaz qui a cessé de s’alimenter il y a 100 jours, ce que certains experts mettent toutefois en doute.

« En tout état de cause, aujourd’hui, on ne peut que reconnaître, après le 100e jour de grève de la faim, que le détenu est dans un état grave qui impose sa suspension de peine immédiate », poursuit M. Ziegler.

Le « paysan chanvrier Rappaz » est, selon lui, victime d’un « revirement » de la politique de tolérance de la Suisse en la matière.

Or, il risque maintenant de « mourir en prison », ajoute-t-il. Son cas est devenu une affaire politico-éthique en Suisse : les autorités veulent l’alimenter de force, les médecins ne veulent pas aller à l’encontre de la volonté de M. Rappaz qui refuse toute assistance médicale en cas de coma.

« Si la Suisse démocratique laissait mourir un détenu dans de telles conditions, ce serait non seulement de la pire inhumanité, mais une régression brutale pour les détenus dans le monde entier », estime M. Ziegler.

[Source : AFP]