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Dans les jours précédant la manifestation du 20 octobre
aura couru la rumeur qu’une rafle énorme devait se produire
le 19.

Il semble que cette rumeur ait été alimentée
par de nombreuses sources policières, assez convainquantes
pour que de nombreux groupes militants la
reprennent précisant qu’elle provenait « de source sûre ».

La Ligue des droits de l’homme et RESF (entre autres)
produiront alors des communiqués, pour prévenir les
sans-papiers de faire attention ce jour-là.

Une des sources
précisait que cette rafle « devait être ciblée sur le 10e
arrondissement » – rappelant le sinistre 16 juillet 1942
où c’est le 11e arrondissement qui avait été bouclé
par la police, pour y rafler les juifs.

La Préfecture de
Police aurait « réduit l’ampleur de la rafle du fait qu’elle a
été éventée ». Il y aurait bien eu « quelque chose de
prévu »… « mais pas plus que d’habitude ». S’il y avait
bien « beaucoup de sorties prévues », « c’était pour préparer
le match de samedi [?] ».

Les informateurs, décidèment très loquaces, aurait
expliqué qu’il s’agissait pour la préfecture de police de
Paris « de rattraper son important retard par rapport aux
quotas d’expulsions imposés par le ministère » de
l’Immigration. Elle n’en serait pas à la moitié des 3680
expulsions requises.

Les recommandations de prudence données par la Ligue
des Droits de l’Homme :

1/ Eviter de se déplacer.

2/ Si
on y est contraint, éviter les gares et le métro, privilégier
le bus ou la marche.

3/ Se déplacer avec son titre de
transport, mais sans passeport.

4/ Ne se rendre à aucune convocation sans avoir prévenu et être accompagné.

5/ Ne
pas ouvrir sa porte si on ne sait pas qui frappe.

« Relayez et prévenez
autour de vous. »

RESF appellait « les Parisiens et ceux qui se trouveraient à
Paris » « à placer les interventions policières sous le regard de la
population », et « à témoigner solidarité et sollicitude aux étrangers
arrêtés si d’aventure les forces de police étaient employées à
des tâches que la conscience de chacun, et celle de nombreux policiers,
ne peut que réprouver ».

Finalement, on n’observera aucune opération spéciale ce
jour-là. Par contre, depuis qu’à son retour de vacances
Nicolas Sarkozy aura demandé « du chiffre » – et que Brice
Hortefeux l’aura signifié à son tour aux Préfets –, les rafles
sont devenues une activité permanente et prioritaire – pour
ne pas dire exclusive –, de la police comme de la gendarmerie,
aussi bien à Paris que dans le reste du pays.

QSP

[Source : RESF]