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Le comité Valmy, cet appendice du sinistre Réseau Voltaire, ose lancer un « appel », « à tous les Français » pour « faire cesser l’agression contre la Syrie »...

Dans l’esprit de ces comiques, l’agression contre la Syrie, ce n’est pas celle de l’État qui bombarde son peuple et rase ses villes… Non, bien sûr : c’est celle du peuple contre son État !

Ils appellent aussi à « refuser la participation de la France » à toute intervention au secours du peuple syrien.

Leur rhétorique est amusante : ils comparent tout soutien aux révolutionnaires syriens à des violations de souveraineté, comme si l’Allemagne ou la Suisse équipaient des bandes armées en France… Ils osent mentionner dans cette liste l’Espagne, ayant oublié le précédent crime comparable à celui qu’ils soutiennent : la politique de non-intervention pendant la guerre d’Espagne, où les puissances « démocratiques » auront laissé de la même façon l’armée du général Franco massacrer le peuple espagnol, comme aujourd’hui l’armée de Bachar el Assad entreprend d’exterminer le peuple syrien.

Ces pauvres idéologues s’en prennent par ailleurs à un organisme, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, qui semble produire, en arabe, de l’information surtout sensationnaliste, et se trouve controversé au point où il aura été soupçonné d’être une émanation… des services syriens (et pas tant des services britanniques comme ils le voudraient)… Ce serait, selon Valmy et Voltaire, la seule source de la presse internationale... Ils semblent avoir raté les nombreux reportages qui tombent ces derniers jours, tels ceux de Jean-Philippe Rémy, dans Le Monde, qui rend compte de l’écrasement d’Alep jour après jour…

Qu’eux-mêmes, Valmy et Voltaire, soient en cheville avec les services français, voilà qui est un peu mieux établi – ainsi qu’on a pu en témoigner de façon extrêmement circonstanciée il y a quelques années [voir La fin du Réseau Voltaire (article reproduit sur ce site à la suite de Voltaire au bout de la nuit]), et le vérifier encore lorsqu’il a fallu exfiltrer Thierry Meyssan de Tripoli l’année dernière [Voir Les aventures de Meyssan à Tripoli].

Plus encore qu’une vulgaire officine, Valmy et le Réseau Voltaire sont surtout un étonnant repaire de nazis, ainsi qu’ils le révèlent non seulement en se portant au secours de toutes les dictatures et en fricotant avec le répugnant Alain Soral et ses glauques identitaires, mais dans une petite phrase de cet appel où, jonglant avec les références historiques, ils condamnent carrément le fait qu’en 1939 la France et l’Angleterre soient entrées en guerre contre Hitler « pour défendre la Pologne de Pilsudski »… exprimant sans détour leur nostalgie du IIIe Reich.

À l’heure où le crime absolu est en train de se commettre sous nos yeux, et alors qu’il est quasiment trop tard pour sauver Alep déjà détruite – comme Hama en 1982, Deraa et Homs, ces derniers mois –, ils faut que ces idéologues de merde, non contents de leurs méfaits, après avoir désinformé à pleins tuyaux depuis le début de la révolution syrienne, après avoir soutenu sans relâche le régime le plus tortionnaire du monde, insultent les cadavres sans même se rendre compte lorsqu’ils sortent leur drapeau – la svastika.

Ils se prévalent ensuite de la conférence des non alignés à Téhéran, comme s’il s’était agi d’un soutien à Assad, faisant mine d’ignorer qu’au contraire l’Iran a suspendu alors ses livraisons d’armes par voie aérienne à la Syrie, craignant d’indisposer les nombreuses délégations de pays qui sont opposés à cette politique. Si la question syrienne a été évitée lors de la conférence des non-alignés, cela n’a pas été le cas à l’ONU, où l’Assemblée générale a voté une condamnation sans appel du régime de Bachar el Assad, et mêmes de sévères critiques envers l’inaction du Conseil de sécurité, par 140 voix contre 30…

Non contents d’applaudir Poutine, le massacreur des Tchétchènes, et toutes les dictatures du monde, ils voudraient, tant qu’à faire, le retour des Talibans en Afghanistan, et là encore se retrouvent en phase avec les services français qui organisaient ces derniers jours des conférences discrètes destinée à réhabiliter ceux-ci, ainsi qu’on pouvait l’apprendre dans Le Monde cette semaine.

S’il était vrai que la France, comme ils le prétendent, fournit « des armements et des spécialistes aux extrémistes salafistes » – ainsi qu’ils appellent l’opposition syrienne –, il faudrait se lamenter de leur faible efficacité – des « armements » comme des « spécialistes » –, quand on voit que les insurgés syriens ne sont à ce jour parvenus à abattre qu’un seul avion – avec une mitrailleuse lourde d’origine russe, provenant des stocks de l’armée de Assad.

Intervenir en Syrie, ce n’est pas être « fauteurs de guerre » : ce serait simplement imposer la zone d’exclusion aérienne que réclame l’opposition syrienne pour empêcher qu’un peuple soit écrasé sous les bombes.

Quant à la menace de guerre nucléaire que ces amis de l’Iran n’hésitent pas à suggérer, qu’ils se rassurent : ça n’est pas la guerre mondiale qu’ils agitent comme un épouvantail mais surtout leur bêtise qui menace aujourd’hui. Et ils osent finir en prétendant craindre pour « nos enfants », alors que les enfants d’Alep…

Survive le peuple syrien !

Paris s’éveille

PS On comprendra que Paris s’éveille n’appelle pas à signer l’appel ci-dessous reproduit à titre strictement documentaire.

Appel à faire cesser l’agression contre la Syrie et à refuser la participation de la France à celle-ci

Comité Valmy 14 septembre 2012

À TOUS LES FRANÇAIS

Nous sommes aujourd’hui l’objet d’une longue et importante campagne médiatique qui nous abreuve de mensonges à propos de la Syrie. Cet acharnement des médias de la pensée unique a pour but de nous faire accepter la participation de la France à une agression criminelle contre un pays souverain, qui fut longtemps un pays ami et que nous avons aussi, autrefois occupé sous mandat de la SdN. Cette agression que subissent déjà l’Etat-nation et le peuple syrien, viole les lois internationales, les traités signés par notre pays, notre constitution et nos lois.

Ainsi :

Comment qualifierait-on, en France, l’appui que donneraient l’Allemagne, la Suisse ou l’Espagne par exemple, par la mise à la disposition de bases, d’armements, d’argent, de munitions, de matériel de communication, de service de propagande sans nuance, à des groupes armés et fanatisés, ces groupes attaquant notre gendarmerie, notre police, détruisant à l’explosif les trains, les aéroports, les lignes électriques, assassinant fonctionnaires, journalistes, élus, choisis sur critères ethniques ou religieux ? Que diraient les Etats-Unis si le Canada ou le Mexique se livraient contre eux à des attaques semblables ?
Qui est tué en Syrie ? La moitié des morts estimées entre 17 et 20.000 par les occidentaux appartiennent aux forces gouvernementales, dites de « répression ».

Le seul correspondant accepté par nos journalistes et les médias en France, leur source unique concernant la situation en Syrie est une officine partisane (une seule personne en réalité) pilotée par les services secrets britanniques, l’autoproclamé « Observatoire Syrien des Droits de l’Homme ».

Comment qualifiait-on chez nous pendant l’Occupation la radio et les journaux inféodés à l’ennemi du peuple et de la nation ? « Radio Paris est allemand ».

Même si, et beaucoup d’entre nous ont conscience que ce n’est pas le cas, Bachar Al Assad était bien le dictateur affirmé par les médias du système, les Syriens qui refusent l’agression de leur pays souverain par des hordes étrangères seraient-ils pour autant des suppôts de cette prétendue dictature ?

La France et l’Angleterre sont entrées en guerre pour défendre la Pologne de Pilsudski, qui coopérait juste avant avec Hitler ; les millions de personnes qui ont dénoncé les guerres US contre l’Irak soutenaient le peuple irakien agressé et pas nécessairement Saddam Hussein.

Comment ose-t-on parler de « la communauté internationale », comme si elle était unie ou majoritaire, alors que les réunions organisées par l’OTAN et les émirats et rassemblant de pseudo « amis de la Syrie », concernent moins de population que la dernière réunion de Téhéran, le jeudi 9 août 2012, où plus de la moitié de la population mondiale était représentée ? Cette majorité des peuples, n’en déplaise aux pseudos « humanitaires » ou aux « bobos de gauche ou de droite », dénonce l’alliance agressive de l’OTAN, des euro occidentalistes, du Japon avec des émirs et les salafistes et djihadistes du Proche-Orient. Les peuples prennent conscience du risque grandissant de guerre mondiale qui ne pourrait être que nucléaire. Ils n’acceptent plus les guerres d’agression déclenchées sous des prétextes aussi divers que mensongers comme en Irak, Afghanistan (il n’y eut aucun ultimatum ni déclaration de guerre), Yougoslavie, Côte d’Ivoire, Libye, et qui aujourd’hui avec la Syrie servirait de détonateur à une conflagration généralisée.

Si la France officielle installée dans une logique de guerre et qui déjà soutient de différentes manières l’agression extérieure, notamment en fournissant des armements et des spécialistes aux extrémistes salafistes aux origines diverses, franchissait le pas de la guerre ouverte que certains réclament dans ses rangs, alors nous nous trouverions du mauvais coté, celui des fauteurs de guerre que nous imposent les politiques, les journalistes et les « élites » autoproclamées qui monopolisent le pouvoir au détriment de la souveraineté populaire.

Nous, organisations et citoyens d’horizons divers, de sensibilités différentes, estimons avoir le devoir d’alerter sur le péril imminent qui menace non seulement l’honneur et les valeurs de la France, les principes de notre République, mais également, au-delà, notre sécurité, notre vie et celle de nos enfants. Au nom de la paix et du respect de ces valeurs, nous demandons que cesse cette agression contre la Syrie, afin de briser l’engrenage d’une nouvelle guerre mondiale, que seuls les peuples peuvent empêcher.