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Le préfet de région Daniel Canepa a
exprimé sa « satisfaction » de voir « le
mouvement s’arrêter et la crise résolue
 », et a remercié « les associations
qui ont participé » au règlement de
ce dossier. Il s’agit non pas du CSP,
mais des huit qui se sont associées aux
différents accords (Aida, CIMADE,
Emmaüs, Ligue des droits de
l’homme, MRAP, Parce que des hommes
y vivent, Saffia et Voix de
nanas), lesquelles ont été reçues dès
vendredi en préfecture.
Le Préfet rappelle que les dossiers des
ex-grévistes vont être examinés « au
cas par cas et avec bienveillance.
Certains (sans-papiers) feront l’objet
d’une régularisation. Pour ceux qui ne
seront pas acceptables, il faudra que
les associations les aident à atteindre
les critères demandés, comme par
exemple l’apprentissage du français ».
Au total, les dossiers de 22 ex-grévistes
(10 d’Armentières, 12 de Lille),
sont en attente. Ceux des 18 qui ont
demandé l’asile politique réintégreront
le groupe initial en cas de refus.
Tous ces cas d’urgence seront traités
d’ici à la fin septembre.
« Il pourra y avoir aussi des reconduites
à la frontière », prévient le préfet.
Fin septembre, une commission
départementale devrait voir le jour,
avec les huit associations. Pas question,
pour l’instant, d’y intégrer le
CSP 59 : « Durant cette crise, il a fait
dans l’invective au lieu de rechercher
des solutions. Tant que ça durera, il ne
pourra pas s’asseoir à la table. »
Tentant de justifier cette position, le
Préfet dit : « Personne n’est propriétaire
des gens à la recherche d’une
régularisation. Jusque-là, il y avait un
quasi-monologue (celui du CSP) :
c’est une cause majeure de la crise. »
Rappelons que le CSP 59 reste à ce
jour l’organisation la plus représentative
des sans-papiers en lutte et que
près des trois quarts des grévistes de la
faim l’ont explicitement choisi pour
défendre leur dossier. .
(Source : La Voix du Nord, QSP)