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Les retenus nous appellent, visiblement très inquiets par l’état de santé
de plusieurs de leurs camarades que l’administration refuse d’envoyer à
l’hôpital. Nous sommes à une semaine de grève de la faim au centre.
D’habitude ces mouvements ne durent que deux ou trois jours...

Voir les autres témoignages ici

"Il y a trois malades dans la journée. Il y en a un qui est tombé et qui a
été transféré à l’hôpital. On a aucune nouvelle depuis, il y en a un qui a
déjà eu des problèmes, un ulcère. Il est descendu à l’infirmerie, il lui
ont donné des comprimés, l’autre pareil ils lui ont donné du lexomil. Ils
veulent rien faire. Il y a deux personnes qui ont avalé des bouts de métal
et des lames aujourd’hui parce qu’ils n’en pouvaient plus, il y en a un
qui est à l’infirmerie et l’autre qui veut parler à personne. Le médecin
est pas là et les flics disent que ça dépend de l’infirmière pour
transférer quelqu’un à l’hôpital. Il y a un état de stress. Il y a des
tentatives d’intimidation pour nous faire manger. Les gens qui vont au
distributeur de boisson et de clopes sont pointés sur une liste. On est à
bout de nerfs. Comme on a dit qu’on restait pacifiques on sait pas quoi
faire. On est tous sur les nerfs. On a des douleurs à l’estomac, des maux
de tête. Ca va être une soirée difficile. Il y avait deux chinois qui
devaient être expulsés, il y en a un qui a accepté de partir mais l’autre
a refusé et il a été libéré. Sinon ça fait deux jours qu’ils ont ramené
personne au centre, quelque part on a réussi un peu. Là on est à peu près
une quarantaine et 36 en grève de la faim. Il y en a deux trois qui
mangent et ceux qui sont malades."

fermeturetention@yahoo.fr