Témoignage

Camp pour étrangers de Vincennes, jeudi 2 juillet

Fermeture des centres de rétention


Mis en ligne par: Frédéric L.I
Publié le: 3 juillet 2009

A lire aussi

5 octobre 2011 - Un dimanche au CRA du Mesnil Amelot
Cette semaine commence le deuxième procès des inculpés de Vincennes, jeudi 6 octobre exactement, à 13 h 30, au palais de justice de Cité (cour d’appel pôle 2 chambre 9) Depuis l’incendie du centre de rétention de Vincennes en juin 2008, reconstruit (...)

5 octobre 2011 - Camp pour étrangers de Vincennes, vendredi 23 septembre 2011‏
Lundi soir (19 septembre), huit retenus du bâtiment 3 se sont évadés du centre de rétention de Vincennes. L’un d’eux a été rattrapé. Les flics sont intervenus plusieurs fois dans la semaine dans les différents bâtiments du centre. Des retenus du CRA (...)

25 janvier 2011 - Le "voyage" en France de Fatoumata l'Africaine
Le « voyage » en France de Fatoumata l’Africaine. Je m’appelle Laurent Chevallier. Je suis cinéaste et durant plus de vingt ans, j’ai réalisé plusieurs films en Guinée-Conakry (Djembefola, L’enfant Noir, Circus Baobab, Momo le doyen, ...). C’est dans ce (...)


« On a décidé de tenir la grève jusqu’au bout malgré les difficultés : la sécurité, l’administration, les nouveaux arrivants qu’il faut informer. On essaie de tenir malgré la réticence des services du centre. Personne du centre n’est venu nous parler ni par rapport à notre santé ni par rapport à nos revendications. L’infirmerie ne s’est pas manifestée. L’administration a refusé de nous donner du sucre. Ils veulent nous donner du sucre en échange de tickets repas pour pouvoir justifier qu’on ne fait pas de grève de la faim.

On informe l’extérieur au maximum : la Cimade et le reste. Aujourd’hui, j’ai vu une journaliste. C’est important pour nous de savoir que c’est relayé. On a amené des trucs parus sur internet que j’ai lu aux autres, ça les a réconfortés. Il y a besoin que des gens prennent le relais. Les deux ou trois leaders peuvent être transférés ou expulsés.

Le plus important, c’est la fermeture des centres de rétention et la régularisation de tous les sans-papiers. Il faut que tout le monde s’unisse là-dessus ! »

Deuxième coup de fil :

« Le capitaine du centre est venu expliquer qu’il était impossible de donner du sucre aux grévistes de la faim car les gestionnaires du centre n’ont pas le droit de sortir du contrat avec l’entreprise privée qui fournit la nourriture. Donc, ce n’est pas possible d’acheter même deux ou trois kilos de sucre car ça sort du contrat ».

fermeturetention@yahoo.fr