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Le mouvement de soutien à Khaled Sid Mohand aurait produit son effet. Aussi bien les diplomates français que les autorités syriennes auront considéré préférable de ne pas laisser enfler la protestation particulière que suscitait l’arrestation arbitraire de ce journaliste qui avait le défaut d’avoir des amis.

« C’qui prouve qu’en protestant, tant qu’il est encore temps, on peut toujours obtenir des ménagements ! » chantait Boris Vian.

Ce qui prouve qu’il faut hurler sa colère contre le sort indigne fait au peuple syrien !

La sauvagerie du régime de Bachir el Assad est sans bornes. Les morts se multiplient en Syrie, et à chaque instant le scandale s’amplifie.

Les peuples se battent pour leur liberté, et les dictateurs osent tirer et tirer sans fin en Syrie comme en Libye.

Comment font-ils pour trouver des salopards pour tirer sur leurs frères ? Ils les achètent. Comme on a pu voir à Paris les manifestant pro-Kadhafi payés deux cent euros de l’heure de manifestation, les tueurs de Bachir, comme ceux de Kadhafi, nourrissent leurs petites familles avec le sang de leurs voisins.

La honte de la corruption peut-elle être plus profonde ?

On appelle aujourd’hui, à Paris, à la création d’un « comité Syrie libre ! », et on enregistre également un projet de pétition parmi les druzes de France pour la démocratie en Syrie, qui exigent le départ de Assad – et protestent contre la diffusion d’informations suivant lesquelles la dictature s’appuierait aujourd’hui sur la communauté druze de Syrie.

La dictature ne repose que sur la violence – et la discrétion bienveillante de la communauté internationale qui se sera contenté de quelques prises de positions symboliques, mais préfère caresser le dictateur dans le sens du poil, non seulement pour continuer à lui vendre des armes, mais pour que le vent de liberté cesse de souffler.

Après la libération de Khaled Sid Mohand, c’est l’ensemble des prisonniers politiques qui doivent être libérés !

Le journaliste algérien de France Culture détenu en Syrie est arrivé en France

Khaled Sid Mohand, le journaliste algérien de France Culture libéré mardi après une vingtaine de jours de détention en Syrie, est arrivé en France samedi matin, a constaté un journaliste de l’AFP.

Arrêté le 9 avril à Damas, ce journaliste indépendant âgé de 40 ans, qui travaille pour France Culture et le quotidien Le Monde, avait été remis mardi à l’ambassade d’Algérie.

À son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, Khaled Sid Mohand a été accueilli par ses parents et sa tante qui vivent en région parisienne ainsi que des amis.

Sourire aux lèvres, un peu amaigri et vêtu d’un costume sombre à son arrivée au terminal 2E de Roissy, il a tenu à remercier ses proches, son comité de soutien et les ambassades de France et d’Algérie.

« Les deux ambassades n’ont pas ménagé leurs efforts pour me faire libérer. Leurs efforts m’ont extrêmement touché. J’ai aujourd’hui un sentiment de double appartenance », a-t-il affirmé.

« L’ambassade de France qui m’a hébergé après ma libération m’a apporté un sas de décompression salutaire. Tout le monde était aux petits soins pour moi. J’ai été traité comme un calife », a-t-il ajouté.

Le correspondant de France Culture en Syrie a également évoqué ses conditions de détention. « Je n’ai pas été torturé mais un peu tabassé durant les deux premiers jours. Et après, je ne sais pas pourquoi, tout s’est arrêté, alors que mes codétenus, eux, ont été torturés », a-t-il raconté.

Incarcéré dans une cellule de « deux mètres sur un », Khaled Sid Mohand raconte ne jamais avoir croisé ses codétenus. « Nous sortions à tour de rôle trois fois par jour pour aller aux toilettes. Je n’ai jamais vu leur visage », a-t-il expliqué soulignant avoir eu « très peur », en particulier quinze jours après son interpellation lorsqu’il a constaté qu’il n’était toujours pas relâché.

Quant au contexte de cette interpellation, il dit être tombé dans un piège : « Une jeune femme avec un fort accent, que j’avais du mal à comprendre, m’a téléphoné pour me dire qu’elle avait des informations à me donner. Je l’ai retrouvée une demi-heure plus tard et à ce moment-là j’ai été encerclé par huit responsables des forces de sécurité. »

Khaled Sid Mohand a assuré ne pas connaître les raisons de cette interpellation. Il espère un jour pouvoir retravailler en Syrie. « C’est mon troisième pays », a-t-il souligné.

[Source : AFP]