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Le point sur les blocages d’approvisionnement de carburant, lundi à midi.

Au moins trois nouveaux dépôts pétroliers ont été bloqués lundi matin dans la région ouest par des routiers ou des grévistes de plusieurs branches professionnelles.

En milieu de nuit, les deux dépôts pétroliers de Basse-Normandie, à Caen et Ouistreham, ont été à nouveau bloqués, de même que celui de Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours. Ces trois dépôts avaient déjà été bloqués pendant quelques heures vendredi 15 octobre. Au Mans, où les routiers avaient établi des barrages filtrants dès 22 heures dimanche soir sur les accès à la zone industrielle sud, l’ensemble du secteur était toujours bloqué de la même façon lundi matin par une centaine de manifestants, tous syndicats confondus, a constaté un correspondant de l’AFP. Les camions sont stoppés à l’aide de herses artisanales et contraints de se garer en bordure de route. L’embouteillage ainsi créé interdit totalement l’accès au dépôt pétrolier du Mans.

A Lorient (Morbihan), une trentaine de manifestants ont bloqué vers 3 h 30 un rond-point donnant accès à la zone portuaire, d’où ils ont été délogés par la police une heure plus tard, a indiqué Jean-Paul Le Dantec, de la CFDT. Vers 6 h 30, les manifestants, qui ont reçu le renfort des dockers, bloquaient à nouveau les accès à la zone portuaire. En revanche, le dépôt pétrolier était sous le contrôle des forces de l’ordre, a-t-il dit. Il n’a pas été possible, lundi matin, de joindre les représentants syndicaux des raffineries de Donges (Loire-Atlantique) et de Haute-Normandie, à l’arrêt depuis plusieurs jours.

OPÉRATION-ESCARGOT

Par ailleurs, le terminal pétrolier de Port-la-Nouvelle (Aude) était bloqué lundi matin par des militants de la CFDT et de la CGT qui empêchaient tous les camions de venir se ravitailler dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites, selon la CFDT-Routiers. Le blocage, qui a commencé aux alentours de 4 heures, a été confirmé par la gendarmerie. D’après le responsable de la CFDT-Transports de Languedoc-Roussillon, Joseph Sieiro, une centaine de personnes à pied, pour l’essentiel des chauffeurs routiers mais aussi des cheminots, bloquaient les entrées et sorties du dépôt. « On restera là tant qu’on le pourra », a-t-il dit, ajoutant qu’il s’attendait à ce que des « renforts interprofessionnels » viennent participer au blocage dans le courant de la journée.

Un barrage filtrant a été installé par des routiers aux entrées du péage d’Avignon-Nord dans la nuit de dimanche à lundi entre 22 heures et 1 h 15, laissant passer les véhicules légers mais bloquant les poids lourds afin de tenter de les rallier à la cause, a indiqué la gendarmerie du Vaucluse.

Une opération-escargot était par ailleurs en cours lundi matin peu avant 7 h 30 sur l’autoroute A1 pour perturber le trafic au sud de Lille à l’appel des syndicats CFDT de routiers et de cheminots. Une quinzaine de véhicules légers, ainsi que deux camionnettes, partis de Lille en direction d’Arras, bloquaient les voies lente et médiane de l’autoroute, la voie de gauche restant libre, ce qui occasionnait « de fortes perturbations », selon le Centre régional d’information et de coordination routières. Les routiers et quelques cheminots se rendaient au péage de Fresnes-les-Montauban (Pas-de-Calais) pour organiser dans la matinée une opération péage gratuit. Ils prévoyaient d’organiser une autre opération-escargot dans l’après-midi, dans l’autre sens.

Une dizaine de véhicules menaient une autre opération-escargot sur l’A6 dans la banlieue sud de Paris, selon le Centre régional d’information routière, provoquant « un fort ralentissement ».

Un barrage filtrant était également en place à 5 km d’Angers, sur une nationale à Saint-Sylvain-d’Anjou.

[Source : Le Monde]

Des dépôts pétroliers bloqués, des barrages filtrants installés

De nouveaux dépôts pétroliers ont été bloqués, lundi matin. Au moins trois nouveaux centres sont paralysés, lundi matin, dans la région Ouest par des routiers ou des grévistes de plusieurs branches professionnelles. En milieu de nuit, les deux dépôts pétroliers de Basse-Normandie, à Caen et Ouistreham, ont été de nouveau bloqués, de même que celui de Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours. Ces trois dépôts avaient déjà été bloqués pendant quelques heures vendredi dernier.

Renfort des dockers

Au Mans, où les routiers avaient établi des barrages filtrants, dès 22 heures, dimanche soir, sur les accès à la zone industrielle sud, l’ensemble du secteur était toujours bloqué de la même façon, lundi matin, par une centaine de manifestants, tous syndicats confondus. Les camions sont stoppés à l’aide de herses artisanales et contraints de se garer en bordure de route. L’embouteillage ainsi créé interdit totalement l’accès au dépôt pétrolier du Mans.

À Lorient (Morbihan), une trentaine de manifestants ont bloqué, vers 3 h 30, un rond-point donnant accès à la zone portuaire, d’où ils ont été délogés par la police une heure plus tard, a indiqué à l’AFP Jean-Paul Le Dantec, de la CFDT. Vers 6 h 30, les manifestants, qui ont reçu le renfort des dockers, bloquaient de nouveau les accès à la zone portuaire. En revanche, le dépôt pétrolier était sous le contrôle des forces de l’ordre, a-t-il dit.

À Brest, les accès au dépôt pétrolier du port sont bloqués depuis 4 heures du matin, lundi. Dans un premier temps, les manifestants - notamment FO - appuyés par des étudiants ont bloqué les entrées du dépôt pétrolier, mais ils en ont été repoussés par les forces de l’ordre. Ils se sont alors repliés vers les deux ronds-points menant au dépôt. Vers 8 h 30, une trentaine de camions étaient bloqués sur ces ronds-points par environ 80 manifestants hostiles au projet gouvernemental de réforme des retraites.

Petites « barricades »

Près de Sète, le dépôt de carburant de Frontignan (Hérault) était bloqué, lundi matin, par des cheminots et des routiers en lutte contre la réforme des retraites. Les manifestants sont arrivés dans la nuit de dimanche à lundi et ont bloqué les deux routes d’accès au dépôt, selon la source syndicale. Ils ont dressé de petites « barricades » au plus fort de l’action, selon le syndicat Force ouvrière. Trois cents cheminots et routiers ont participé au mouvement. Ils n’étaient plus qu’une cinquantaine à l’aube, mais de nouveaux manifestants rejoignaient l’action au début de la matinée, selon la source syndicale.

Par ailleurs, le terminal pétrolier de Port-la-Nouvelle (Aude) était bloqué, lundi matin, par des militants de la CFDT et de la CGT qui empêchaient tous les camions de venir se ravitailler dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites, selon la CFDT-routiers. Le blocage, qui a commencé aux alentours de 4 heures, a été confirmé par la gendarmerie.

[Source : AFP]