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Depuis l’intervention à Genève de Michel Sitbon (éditeur), Bernard Rappaz a arrêté sa grève de la faim, comptant sur le soutien toujours actuel des hommes politiques qui se sont engagés, ainsi que CSF, le CIRC, Anne Coppel, Michel Sitbon... L’article de la « Tribune de Genève » rappelle que cet appel* a été signé par Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Mgr Jacques Gaillot, et bien d’autres aux côtés de Jean Ziegler aux Droits de l’Homme. Ils ont tous dénoncé « la lourdeur de la peine infligée ». D’autres tel Chakib El Kheyari ( http://www.encod.org/info/LIBEREZ-C...) en appellent aussi aux droits de l’homme et à la justice. s.

*voir les signataires : http://cwebfrance.free.fr/brappaz/i...


Voir en ligne : Un comité international lanceun appel en faveur de Bernard Rappaz

| 17.12.2010 | 23:59

« Si on veut verser du sang sur le drapeau suisse, qu’on le fasse ! Ce qui se passe ici est très grave. » Face à la presse et tout drapé dans sa dignité d’intellectuel français, l’éditeur parisien Michel Sitbon n’a pas de mots assez durs pour commenter l’affaire Rappaz. Depuis plusieurs semaines, il coordonne le comité international de soutien au chanvrier valaisan. Son appel a été signé par Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Mgr Jacques Gaillot, pour ne citer que les plus connus. Il était hier à Genève, aux côtés de Jean Ziegler, Jean-Charles Rielle et Christian Brunier. Tous ont dénoncé la lourdeur de la peine infligée à Bernard Rappaz et surtout l’inflexibilité incompréhensible aussi bien du Tribunal fédéral que de la justice valaisanne.

Ils demandent d’interrompre au plus vite la peine du chanvrier valaisan, pour éviter qu’il ne meure en prison. « La loi, c’est la loi. Mais rien ne vaut une vie humaine », souligne Jean Ziegler, qui en appelle au réveil des consciences. L’intellectuel genevois a d’ailleurs remis un premier appel à Micheline Calmy-Rey, lors de sa réception à Genève, samedi dernier. Selon lui, la conseillère fédérale est très préoccupée par le cas Rappaz. Une issue fatale serait un coup fatal porté à la réputation internationale de la Suisse. « C’est une question de principe qui dépasse de très loin l’actualité suisse et valaisanne », souligne Jean Ziegler, qui voit dans l’affaire Rappaz « un problème fondamental et existentiel de nos sociétés contemporaines ».

L’éditeur Michel Sitbon ne dit rien d’autre et souligne à quel point il est frappé par la mobilisation internationale en faveur de Rappaz, alors qu’en Suisse, l’opinion publique est indifférente, voire hostile au chanvrier valaisan. En signe de solidarité, Michel Sitbon mène un « jeûne de solidarité » depuis 27 jours déjà. « Parce que lorsqu’on ne mange pas, on n’oublie pas ! » Le chanvrier valaisan, il l’a rencontré il y a une dizaine d’années, au Salon de l’agriculture de Paris. Pour lui, Bernard Rappaz a apporté à la communauté mondiale sa connaissance sur le chanvre. « Comment un homme qui a donné sa vie pour l’intérêt général peut-il être condamné ainsi ? » s’indigne-t-il.

Beaucoup plus sobrement, l’ancienne compagne de Rappaz, Maggie Loretan, a évoqué l’état de santé du prisonnier qu’elle a pu voir samedi dernier. Elle l’a trouvé faible, mais « un peu mieux, avec un meilleur moral ». Avant d’évoquer ses craintes. « Il m’a déjà dit qu’il ne voulait plus continuer à vivre dans ce monde. Et s’il n’a plus le moral, j’ai peur qu’après Noël, il ne puisse pas survivre à cette année. »