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C’est une semaine décisive pour la ZAD du Testet.Le déboisement de cette zone humide va commencé et les naturalistes déportent des espèces rares... Les zadistes appellent à une réoccupation nombreuse et une résistance. Depuis le dimanche 31 les forces de polices sont déjà nombreuses munies de flash ball et de bombes lacrymos. Depuis mercredi 27 août, trois membres du collectif pour la sauvegarde de la zone humide sont en grève de la faim.

Après une semaine de chat et de souris, les machines protégées par des grappes de policiers attaquent les arbres et déboisent cette zone unique humide...


Voir en ligne : tant qu’il y aura des bouilles

Historique de la ZAD du Testet

Le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet a été créé en 2011 pour protéger la dernière zone humide d’importance du bassin versant du Tescou (Nord-Ouest du Tarn) menacée de destruction par le projet de barrage de Sivens. Ce barrage, présenté comme d’intérêt général, est en fait destiné à 70% pour l’irrigation intensive d’une vingtaine de fermes et pour 30% au soutien d’étiage (dilution des pollutions). C’est un projet inadapté, dont le coût environnemental et financier est très élevé, au profit de pratiques agricoles qui sont une impasse pour les agriculteurs comme pour la société dans son ensemble. Agissons ensemble pour obtenir enfin des pratiques agricoles qui économisent l’eau et respectent les zones humides !

Cette nouvelle ZAD, ce campement c’est mis en place en fevrier 2014... d’après l’article de Reporterre
Et pour cause, le 23 janvier, des individus ont mis à sac les lieux comme en a témoigné sur l’émission Les Petits Papiers de la radio toulousaine Canal Sud. Camille, une occupante : « Une vingtaine de personnes cagoulées sont arrivées en fin d’après midi et se sont mises à tout casser à coup de masse, ont balancé dans toutes les pièces de la maison des bouteilles pleines de répulsifs rendant inhabitable les lieux et nous ont menacés avant de fuir une fois les autres occupants revenus ».

Si le Conseil Général a bien déposé plainte contre X, cet assaut violent fait suite à d’autres attaques : « incendie d’une maison en construction, incendie d’une cabane en paille et de l’arbre attenant, tronçonnage d’arbres accueillants les plateformes perchées, tags intimidants … » détaille un communiqué rédigé à la suite de l’agression. La belle ferme occupée de notre première visite est désormais vide, de maigres planches barrant les accès. Les lieux ont été désertés au profit d’un nouveau campement.

Mais passons à l’actualité :

La dernière semaine d’août a été marquée par cet appel à réoccuper le terrain avant septembre date du début des traveaux de déboisements ! Les occupants se trouvent à la bouillonnante et ont hérigé plusieurs barricades afin de se protéger des assaults de la police des maréquages...

Le 27 août, le fil d’actualité de Tant qu’il y aura des bouilles le site de la ZAD évoque :

« Deux copains tabassés et interpellés. Beaucoup de gendarmes mobiles. Besoin de renfort évidemment ! »

Le 28 août à lieu une manifestation de soutiens de la confédération paysanne.
Un chapiteau se monte et une solidarité s’organise vis à vis des trois gardés a vue, qui seront libérés le lendemain.

Le dimanche un appel à pic-nique géant est lancé, la veille le conseil général avait publié un arrêté interdisant l’usage de la forêt au public ainsi que les équipements publics de la maison forestière et interdisant la circulation sur la route qui y mène.
triple interdiction valable du 27 août au 14 septembre ! Malgré cela la journée sera belle et les promeneurs nombreux.

Mais depuis lundi 1er septembre le déboisement à commencé :

Grosse journée de lutte sur la ZAD du Testet : le déboisement a débuté.

Gendarmes et gendarmes mobiles sont arrivés vers 8h et ont de suite attaqué au niveau du pont sur le Tescou. Leur objectif a été de sécuriser sur la rive gauche du Tescou un périmètre pour permettre aux employés de la SEBSO de bosser.

La mobilisation et la pluralité de modes d’action était au rendez-vous : citoyens en mode blocage pacifique, clowns rigolos, agriculteurs avec tracteurs, barricades de véhicules de particuliers et zadistes à gogo. Malgré un harcèlement constant, ils ont pu mener leur tâche à bien.

Leur stratégie ne semble pas être d’expulser les lieux de vie (des procédures avec venue d’huissier sur certaines parcelles occupées ont encore été lancées aujourdh’ui) mais de déboiser coûte que coûte sous haute protection policière, même avec des occupants sur site.

Entre 5 et 7 copains interpellés, voire en garde à vue. Plus de news là-dessus demain.

Il faut tenir bon et défendre la forêt encore et toujours pour ne plus entendre les chênes centenaires tomber, comme aujourd’hui !

On entend que les grands médias commencent à s’intéresser à nous, la pression sur nos notables locaux et mafieux doit devenir insoutenable, tout comme sur la SEBSO qui envoie de pauvres marocains bosser sur le site sous les lacrymos ! Si vous êtes loin, faites leur regretter à tous l’invention du téléphone et du mail. Voir tous les liens ici !

A suivre... Paris s’eveille