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A-t-on conscience de l’infra-humanité que nous proposent les dirigeants raciste de l’Europe forteresse ? Depuis qu’il existe des bateaux, et avant même qu’il n’y ait un « droit de la mer », les marins se portaient secours, parce que la solidarité dans des situations de détresse est « naturelle », « instinctive ». Il aura fallu attendre ce sombre XXIe siècle, parti pour être plus sombre encore que l’horrible XXe et son cortège de génocides, pour qu’on en vienne à des actes aussi strictement inhumains que l’attaque d’un bateau de 120 réfugiés, coupé en deux par un bateau de garde-côtes : cinq morts ont été ramassés, trente de plus ont disparus. Trente morts. Les responsables de ce crimes doivent être arrêtés, jugés, condamnés, de même qu’il faut que soient poursuivis les ministres qui ordonnent cette politique assassine, et les deux premiers responsables du néo-fascisme européen : Sarkozy et Berlusconi.

Ci-dessous un communiqué du MRAP :

Le MRAP condamne avec horreur l’attaque en mer par une vedette garde-côte tunisienne d’un bateau de 120 migrants de Tunisie cherchant à rallier les côtes européennes

Les témoignages, apportés par huit survivants de cette intervention meurtrière du 11 février dernier, puis confirmés par sept autres, font état d’un véritable fait de guerre maritime par un bâteau de quarante mètres de long de la garde côtière tunisienne. Ce dernier, après avoir fait mine de vouloir se rapprocher de l’embarcation chargée de cent-vingt passagers a finalement décidé de foncer droit dessus, le brisant en deux en pleine mer.

Si quatre-vingt cinq personnes ont été sauvées et cinq sont officiellement mortes, il n’y a guère de doute que les trente disparus ont également perdu la vie.

Une telle opération constitue un véritable fait de guerre et viole de façon grave et flagrante l’ensemble des conventions internationales relatives au sauvetage telles que la Convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS) ou la Convention internationale sur la recherche et le sauvetage maritime et la Convention Internationale sur la Recherche et le Sauvetage maritime (Convention SAR, 1979).

Cette attaque marque une escalade meurtrière dans la « Guerre aux migrants » que les États d’origine livrent par procuration, au profit des politiques migratoires de l’Union Européenne.

Le MRAP condamne avec horreur cette politique de la honte et exige, en particulier des institutions judiciaires de la France et de l’Union Européenne, que toute la lumière soit faite sur les responsabilités encourues dans cette tragédie et que les sanctions prévues soient appliquées.

Paris, le 15 février 2011.

[Source : Mrap]