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Les suites de la mort d’Aaron Swartz ne se font pas attendre. D’ores et déjà Obama aurait annoncé que tous les résultats de recherche financées par des fonds publics seront désormais librement accessible par internet.

Le mouvement de protestation monte néanmoins. Taren, la compagne d’Aaron, demande le licenciement du procureur Steven Heyman, responsable des poursuites contre Aaron Swartz. On sait aussi qu’il agissait sous l’autorité de la ministre de la justice du Massachusetts, Carmen Cruz.

Est avancée aussi la revendication de réformer la loi de 1986, d’avant l’apparition d’internet, au nom de laquelle Aaron Swartz était poursuivi. Une loi est proposée au Parlement sous le nom d’Aaron’s law, la loi d’Aaron, qui empêcherait qu’à l’avenir des individus soient abusivement poursuivis comme il a pu l’être.

Et sinon, se développe le combat contre la CISPA, la nouvelle loi de censure d’internet qui doit être présentée au Parlement américain. Les activistes de Demand progress, le groupe fondé par Aaron Swartz pour lutter contre les précédentes lois de censure du net, avec le succès que l’on sait.

Le combat continue !

Paris s’éveille

South by Southwest se souvient d’Aaron Swartz

9.3.2013

« En fait c’est logique que ce soit ici, à South by Southwest, à Austin, qu’on rende hommage à Aaron. C’est un endroit qui accepte les excentriques ». Vendredi 8 mars en fin de journée, des amis et des collègues d’Aaron Swartz, ce jeune activiste du Web qui a mis fin à ses jours début janvier, se sont réunis pour soit raconter une histoire le concernant, soit partager un souvenir, ou simplement formuler un espoir.

Aaron Swartz s’est tué alors qu’il était poursuivi par la justice américaine. Il était accusé d’avoir volé, en les mettant en ligne gratuitement, des millions d’articles de la plateforme JSTOR, une bibliothèque virtuelle payante recensant les publications scientifiques des universitaires et des chercheurs. Il risquait plusieurs dizaines d’années de prison. Sans trop en faire un martyr, les intervenants ont voulu célébrer son activisme effréné, sa volonté de faire d’Internet un espace de liberté et de partage, son éthique, et le fait qu’il cristallise désormais les excès de la justice américaine et son incapacité à comprendre la culture du Web. Dans chaque discours se dessinait surtout la tristesse d’avoir vu partir trop tôt un « génie » qui aurait pu faire tellement de choses encore.

Tim Berners-Lee, considéré comme le principal créateur d’Internet, s’est souvenu de sa rencontre avec le jeune Aaron. En ligne, bien sûr. « Sur le réseau IRC, quand les hashs (#) précédaient les noms des chatrooms et ne désignaient pas seulement les hashtags sur Twitter », les deux internautes discutent. Aaron Swartz rentre très simplement en contact avec cette sommité du Web, avec qui il travaillera par la suite. Berners-Lee s’est souvenu quand il a appris que derrière le pseudo « AaronSW » se cachait un adolescent, certes brillant, mais seulement âgé de 14 ans. « On s’est demandé s’il ne fallait pas prévenir sa mère. Mais elle était venu avec lui ! ». « C’était avant tout quelqu’un d’éthique, même s’il n’hésitait pas à partager gratuitement des données gouvernementales payantes, a dit Berners-Lee. Tout ce qu’il faisait était un mélange de technologie et de social. Peu de gens l’ont fait aussi sincèrement ».

L’avocat Tim Wu, qui a signé un long portrait de Swartz pour le New Yorker la veille de ses funérailles, a souligné avait tout la rigidité incompréhensible du système judiciaire américain qui, en refusant d’enterrer les poursuites alors que les plaignants s’étaient désistés, a tenté de faire d’Aaron Swartz un exemple. Il a rappelé que s’il fallait toujours strictement s’en tenir à la loi, tout internaute qui donnerait de fausses informations en ligne, comme mentir sur son âge sur Facebook ou sur un site de rencontre, serait également passible de peines de prisons. « Dans les années 1970, de jeunes informaticiens ont hacké le géant des télécommunications AT&T en ont crée la BlueBox, note-t-il Ils s’appelaient Steve Jobs et Steve Wozniak, et ce qu’ils ont fait était bien plus grave que ce qu’a fait Aaron ».

Jennifer Lynch, avocate à l’ONG Electronic Frontier Foundation, a participé à la lutte contre les projets SOPA et PIPA aux côtés d’Aaron Swartz. Elle rejoint Tim Wu dans la critique du système judiciaire américain, mais se bat désormais afin de faire de cette tragédie un catalyseur pour continuer à lutter pour un Web libre. Elle a défini plusieurs priorités judiciaires, dont la plus importante est la réforme du Computer Fraud and Abuse Act (CFAA), la loi sur laquelle s’est appuyée l’accusation. La CFAA existe depuis 1986, soit bien avant la démocratisation en masse d’Internet, mais n’a été que très peu modifiée depuis. Beaucoup jugent qu’elle est désormais bien trop vague pour réguler un espace en perpétuel changement. Avec l’aide de quelques élus américain, Lynch et l’EFF défendent une réforme baptisée Aaron’s Law (la loi d’Aaron), qui éliminerait tout risque de poursuite si on enfreint les conditions de services d’un site privé. « Ça ne devrait pas être un crime d’accéder à des informations auxquelles on a le droit d’accéder, même en utilisant des moyens illégaux », résume-t-elle.

Marvin Ammori, avocat spécialisé dans la neutralité du Web et militant anti-SOPA, a également fustigé l’attitude des procureurs Carmen Ortiz et Stephen Heymann, qui ont continué coûte que coûte les poursuites. « Leurs attitudes ont été un problème. Mais le fonctionnement même de notre système judiciaire l’a été tout autant », note-t-il. Aaron Swartz risquait jusqu’à 50 ans de prison et 4 millions de dollars d’amende. Quand le gouvernement lui a proposé une négociation de plaidoyer (plea bargain) qui réduirait sa peine à 3 mois, la logique aurait voulu qu’il l’accepte. Mais il ne l’a pas fait, car il s’estimait innocent. « Même si aujourd’hui tout ou presque est illégal, nous sommes rarement confrontés à tout le poids de la justice comme l’a été Aaron. Alors que c’était l’un des nôtres ». « C’est une profonde injustice qui symbolise le fossé qui sépare la justice et la loi dans notre pays, a dit Ammori. Un fossé qu’il faut résorber, et ce sera plus difficile sans un tel génie à nos côtés ».

Guy DeGregorio travaille pour la compagnie ThoughtWorks, qui a prêté ses bureaux à Aaron Swartz pendant plusieurs mois en 2012 : « Je vais vous dire quelque chose que vous avez déjà du entendre, mais je vous le dis extrêmement sérieusement. Ce garçon était vraiment exceptionnel ». Pendant les derniers mois avant son suicide, il travaillait sur un logiciel baptisé « Victory Kit », une base de données accessible gratuitement pour les activistes afin de construire une mobilisation en ligne, un peu comme lui l’avait fait contre les lois SOPA et PIPA.

Enfin, sa compagne Taren Stinebrickner-Kauffman lui a rendu un hommage bien plus personnel, avant de se tourner vers l’audience et de leur poser des questions. Elle a demandé aux académiciens, aux professeurs et aux étudiants pourquoi ils n’ont pas encore exigé des universités « que leurs travaux soient en accès libre ». Elle a demandé aux programmeurs et autres codeurs s’ils étaient prêts à « sortir de leur bulle » et à « se confronter au pouvoir », s’ils étaient vraiment à l’aise à travailler pour des compagnies comme Google et Facebook. Enfin, elle a demandé à tous ceux qui se considèrent comme des activistes ou des radicaux, peu importe leur horizon, s’ils étaient prêt à concevoir l’échec, comme l’a fait Aaron à plusieurs reprises dans sa vie. « Si vous n’en êtes capable, c’est que vous n’êtes pas honnêtes avec vous même, ou que vous ne visez pas assez haut ».

[Source : Le Monde]

Aaron Swartz Remembered As Technology Activist At SXSW

Tech luminaries and legal experts remembered Aaron Swartz as a technology and political activist at the South By Southwest conference Friday and called for changes in the legal system that prosecuted him.

The speakers encouraged audience members to lobby for changes in the Computer Fraud and Abuse Act. “Aaron’s Law,” a package of changes, has been introduced in Congress.

’Aaron’s Law’ Suggests Reforms To Computer Fraud Act (But Not Enough To Have Protected Aaron Swartz)

White House Owes Response To Petition To Fire Prosecutor Of Aaron Swartz And Other Hackers

Tim Berners-Lee, the computer scientist known for inventing the world wide web, remembered Swartz as someone who wanted to change the world to make public data open to the public. “He had an intense feeling for : what’s wrong with this picture ?” Berners-Lee said. “He’d look at something like a world in which all data on government websites in public domains – somebody is charging for that – and say what’s wrong with this picture ?”

Taren Stinebrickner-Kauffman, Swartz’s girlfriend, said Swartz lived under “constant stress and uncertainty” from the case and didn’t even talk to her about the case much up until the months before he died.

Stinebrickner-Kauffman remembered Swartz for asking tough questions and then living by those beliefs. She also said Swartz was good at programming because he was good at Googling for code someone else had written. She questioned the criminal justice system more broadly, which she said needs to be reformed. She also called on the prosecutors in Swartz’s case to be fired.

Swartz was not interested in wealth, she said. He sold his startup but still slept on friend’s floors and lived out of a backpack, she said. Swartz also once arranged for the two to sleep in his brother’s bathroom on a trip.

Swartz was a “deviant genius” who was misunderstood, Tim Wu, professor at Columbia Law School and author of a recent New Yorker story about Swartz. ”I feel we can judge a society by how it treats people who are different, eccentric and deviant geniuses,” said Wu. “By that measure we have utterly failed.”

The justice system needs to be changed, Wu said. Currently it’s a federal felony to lie about yourself on a dating site, Wu said. There are also serious crimes for violating a company’s online terms of service. “The problem is we have a criminal justice system today that makes everyone a criminal,” Wu said. “We decide to trust prosecutors to make the right decisions. Prosecutors often do make the right decision, but sometimes they don’t… Everyone one of us one way or another is a felon.”

Jennifer Lynch of the Electronic Frontier Foundation said her group is working to change the Computer Fraud and Abuse Act. The law has certain provisions that if you violate a private terms of service on a website like Pandora or Facebook is a federal crime, she said. That means lying on Facebook could be a federal crime, she said.

Gary DeGregorio, who worked with Swartz in the year before his death, described one of the projects Swartz was working on, Victory Kit. The idea was a free open source technology for organizers and campaigners. It was particularly designed to help “novice political campaigners,” DeGregorio said.

[Source : Forbes]

L’appel au soutien pour la campagne de Demand Progress

We need your help again. We’re pushing hard on the CISPA snooping bill, CFAA reform, and an investigation into Aaron’s prosecution.

But it’s your generosity is what’s kept us going during these tough times.

Please click here if you’re able to chip in 5, 10, or 20 dollars so we can keep on fighting.

We’re planning a huge rally in Boston for early April, to coincide with what would have been Aaron’s trial there. We’re hoping to turn out at least 1,000 people to pressure DOJ and MIT to come clean about the dirty details of their persecution of Aaron. We need to raise $15,000 this month in support of that effort.

The investigation into the prosecution is moving forward — and widening.

BOSTON GLOBE : INQUIRY WIDENS INTO SWARTZ PROSECUTION

“Are we using excess prosecution, excess claims in order to force guilty pleas ?” the California Republican [Darrell Issa] asked. “Or are we trying to genuinely offer punishment fitting the crime ? In the case of Aaron Swartz, it’s very clear that they were trying to send a message to people other than Aaron Swartz with what they were willing to offer him and what he was charged with.”

Even worse, we believe that there was substantial malfeasance by the prosecutors in Aaron’s case — we’ll be making more noise about that later this week.

But we need to raise those $15,000 to have the organizers and communications teams on hand to make it all happen.

Please click here if you’re able to chip in 5, 10, or 20 dollars so we can send a message to law enforcement.

We’re building out a strong bipartisan and business coalition in support of reform of the Computer Fraud and Abuse Act, which stifles innovation and — according to law enforcement — makes felons out of untold millions of Americans.

The government has said that under the CFAA violating a website’s terms of service — say, lying about your height on a dating site, or starting a Facebook profile for your cat — is a felony.

Meaning we’re all sitting ducks if we end up in the sites of some prosecutor with an axe to grind. That’s stark, abhorrent evidence of the corruption of our criminal justice system.

We need your help as we try to fix it, in what small ways we can.

Please click here if you’re able to chip in 5, 10, or 20 dollars so we can send a message to law enforcement and reform the CFAA.

Thanks, as always.

[Source : Demand Progress]

Après la mort d’Aaron Swartz, des débats sur la législation

16.1.2013

Le suicide du cofondateur du site Reddit, Aaron Swartz, alimente des critiques aux Etats-Unis contre une législation sur les délits informatiques et les procureurs jugés trop zélés qui l’utilisent. M. Swartz, qui avait également participé à l’élaboration du format RSS à l’âge de 14 ans, s’est pendu, dimanche 13 janvier, à 26 ans.

« Aaron Swartz risquait une peine de prison plus sévère que des tueurs, des trafiquants d’esclaves et des braqueurs de banque », dénonce Ian Millhiser du Center for American Progress Action Fund. Il devait répondre en avril devant la justice du vol en 2011 de millions d’articles scientifiques et littéraires à un service d’archivage en ligne accessible uniquement sur abonnement (JSTOR), téléchargés avec un ordinateur du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il risquait jusqu’à trente-cinq ans de prison et 1 million de dollars (753 000 euros) d’amende.

Une pétition en ligne demandant la récusation des procureurs en charge de l’affaire avait déjà réuni 31 000 signatures mardi, et une autre réclamant son pardon posthume 21 000 signatures. La sénatrice démocrate Zoe Lofgren a pour sa part posté, sur le site Reddit, un projet destiné à modifier le texte actuellement en vigueur.

La loi actuelle est « draconienne », et la changer rendrait hommage à Aaron Swartz, estime Marcia Hofman, de l’Electronic Frontier Foundation. « Le langage vague, la dimension large et les peines dures se combinent pour créer une arme puissante pour des procureurs trop pressés de s’en servir contre des gens qu’ils n’aiment pas », dénonce-t-elle.

Alors que les funérailles d’Aaron Swartz se tenaient mardi à Chicago, sa famille a écrit sur un site commémoratif que sa mort n’était « pas seulement une tragédie personnelle », mais « le produit d’un système de justice criminelle truffé d’intimidation et de procureurs allant trop loin ». « Ces dernières années, nous avons vu les pirates informatiques diabolisés et qualifiés d’antidémocratiques, quand bien même beaucoup d’entre eux se considèrent comme des combattants contemporains pour la liberté », juge aussi Danah Boyd, une chercheuse de Microsoft qui donne également des cours à l’université Harvard.

Certains experts en droit estiment toutefois que les autorités se sont contentées d’appliquer la loi. Les charges retenues contre Aaron Swartz « étaient basées sur une lecture juste de la loi » et sur « une jurisprudence établie », a estimé dans un blog Orin Kerr, un spécialiste du droit des crimes informatiques à l’université George-Washington.

Cette analyse ignore toutefois « la culture du piratage du MIT, qui encourage le genre d’activité informatique rebelle dans laquelle Swartz était engagé », rétorque Ted Frank, un chercheur de l’Institute for Legal Policy de New York.

[Source ; Le Monde]

You didn’t know Aaron Swartz, But They Did

AUSTIN — You don’t know Aaron Swartz, at least not the way those assembled on Friday night at a Town Hall for the late Internet Activist did. Colleagues, friends, associates and his partner all joined on a SXSW 2013 stage to remember the complex, intense, beleaguered and sometimes troubled tech genius who took his own life in January.

Despite being only 26, Swartz’ had already done more in a quarter century than others do in a lifetime. He helped develop RSS, helped launch (and then sold) Reddit, founded Demand Progress, was widely known as an Internet Activist (one who helped stop SOPA) and, in the last two years of his life, was the subject of a federal investigation.

While some stories have described Swartz as something of an Internet anarchist, he was, according to those who knew him, anything but.

Each of them painted a picture of an “extraordinary” young man. A person who almost compulsively asked why and would seek to activate change. It was something computer scientist (“Father of the Internet”) Tim Berners-Lee noticed early-on in the very young blogger (Swartz was just 14 when he started working with him).

“He was a thinker,” recalled Berners-Lee. Swartz would think about what’s right and what’s wrong. Ultimately, said Berners-Lee, “He thought. He blogged and he took action.”

“There are not that many people who do this that effectively. We lost one. If you’re wondering how to spend your time, do like Aaron.”

This was a common theme. Friends and associates like David Segal of Demand Progress and Tim Wu of The New Yorker remembered Swartz with a mixture of sadness and anger.

“[He was] a passionate eccentric who could have been one of the great ones. Now we’ll never know,” said Wu who still appeared shaken by Swartz’s suicide.

Of those panelists assembled before an audience of roughly 300 people, most spoke angrily about the government’s case against Swartz.

Wu, who wrote an emotional New Yorker article about Swartz described him as a “Young man who wanted to try things, disturb some shit and do things.”

“We have a criminal justice system today that makes everyone a criminal,” said Wu, adding that at the start of their careers, Apple founders Steve Jobs and Steve Wozniak did much more serious crimes.

All agreed that the Computer Fraud and Protection Act, the 1984 law that Swartz was prosecuted under, needs serious change.

Jennifer Lynch, an attorney for the Electronic Frontier Foundation told the audiences that any change to the CFAA must include three things :

1) It can’t be a crime to violate a private agreement that you have no say in (like a Terms of Service Agreement on a web site).

2) It should not be a crime to access info you already have a right to just because you do it in an innovative way.

3) Penalties have to fit the crime.

Any of these changes, now known as « Aaron’s Law » would have transformed the case against Swartz and possibly significantly reduced potential penalties.

No one was arguing that Aaron was perfect. Swartz was a person. He was, to the surprise of some, sometimes playful.

Gary DeGregorio of ThoughtWorks who worked with Swartz on one of his last projects — the “Victory Kit,” a Ruby-based tool for A/B testing petitions — described Swartz as shy, but willing to kid and be kidded.

Sometimes, recalled DeGregorio, he would sing Muppet Show tunes with coworkers and even “taunted me about my obsession with Twitter and trying to go viral with my Tweets,” remembered DeGregorio.

No one, though, spoke more passionately about Swartz and what his legacy means than his partner Taren Stinebrickner-Kauffman.

As his partner for the last year-and-a-half of his life, she was witness to Swartz’s arrest and the subsequent year-and-a-half of what some see as persecution by the federal prosecutors pursuing his case. Stinebrickner-Kauffman recalled his struggles, gifts and even faults.

“His particular gift was of asking questions,” said Stinebrickner-Kauffman. “He noticed when things weren’t right and asked why they didn’t make sense,” she added.

Swartz had no interest in becoming wealthy, and had little interest in money. Even though he sold a Reddit, he would sleep on friends’ floors and lived out of a backpack. “Sometimes he went too far. He thought it was perfectly appropriate for us to sleep on an air mattress in his brother’s bathroom,” remembered Stinebrickner-Kauffman with a laugh.

He was a brilliant coder, though Stinebrickner-Kauffman said the Swartz once told her the reason he was such a fast programmer was because he was expert at searching Google for the exact right piece of code.

Yet, for all his gifts, Swartz was wrong in one way : “One thing that Aaron got wrong is that you have to be sustainable. You have to be happy,” said Stinebrickner-Kauffman.

[Source : mashable.com]