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« AG DE LUTTE » MERCREDI 27 OCTOBRE À 18 H
À ISLE 80 (18 PLACE DES TROIS PILATS) À AVIGNON.

Salariés du privé ou du public, chômeurs, étudiants, lycéens, etc., syndiqués ou non-syndiqués, si nous voulons gagner, auto-organisons nous pour lutter !

La lutte se tend des deux côtés : du nôtre, des entreprises sont en grève (complète ou perlée) depuis une dizaine de jours, des facs se bloquent, des bureaux et administrations sont occupées, des raffineries et dépôts tiennent bon, des milliers de gens de tous âges et de tous horizons descendent dans les rues pour exprimer leur révolte de mille et une façon. Du leur, le GIPN charge des lycéens et autres, les CRS débloquent des dépôts pétroliers et matraquent les ouvriers, les préfets réquisitionnent des grévistes comme dans les raffineries où chez les éboueurs de Marseille.

En discutant dans les manifs, lors des actions ou sur les piquets de grève, on s’aperçoit qu’on est nombreux à ne pas se satisfaire de la réponse de l’intersyndicale qui ne nous donne pas voix au chapitre, propose des « temps forts » tous les 10 jours et des actions symboliques. Beaucoup sentent que ces grandes journées de manifestation seront insuffisantes pour faire plier ce gouvernement. Alors pourquoi pas décider nous-mêmes de la gueule qu’on veut donner à la lutte, pour l’intensifier ?

Dans beaucoup de villes, des actions viennent intensifier le rapport de force et montrer que nombreux sont ceux qui ne se satisfont plus des formes d’actions et des mots d’ordre imposés. Un peu partout sur le territoire, parmi les blocages de lycées et de gares, les grèves dans les écoles primaires, les piquets d’ouvriers devant les usines, des assemblées interpro et des collectifs de luttes se tiennent pour tenter de casser l’isolement et les séparations catégorielles. Leur point de départ : l’auto-organisation pour répondre à la nécessité de nous approprier nos luttes sans la médiation de ceux qui prétendent parler au nom des travailleurs. Nous sommes nombreux à ne pas nous organiser selon les formes traditionnelles sur un lieu de travail et pour autant à vouloir contribuer au mouvement général de blocage de l’économie. Car ce mouvement est aussi l’occasion d’aller au-delà de l’unique problématique des retraites, de poser la question du travail, de développer et construire ensemble une critique de ce système.

L’« AG de lutte » est un des moyens de se rencontrer au-delà des pseudo-divisions (salariés du privé ou du public, chômeurs, étudiants, lycéens, etc. syndiqués ou non-syndiqués) et de prendre en main la lutte. Elle est donc ouverte à tous ceux qui veulent que la grève et le blocage de l’économie s’amplifie, jusqu’à la victoire !

L’« AG de lutte » ne doit pas être le lieu de débats interminables et stériles entre convaincus, mais celui de discussions pour décider ensemble d’actions concrètes pour renforcer le mouvement.

AUTO-ORGANISONS-NOUS !
POUR BLOQUER L’ÉCONOMIE, BLOQUONS TOUT !

Quelques travailleurs, chômeurs et étudiants
de plusieurs villes du Vaucluse (contact : onlacherien84@laposte.net), 25 octobre 2010.