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L’Ardhis a été alertée vendredi de la situation de Ramzy (prénom d’emprunt), un jeune homme de 31 ans né en Tunisie interpellé par la police en gare de Bordeaux. Placé en garde à vue, il a été transféré au centre de rétention de Toulouse. Il est soumis à un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (numéro d’APRF de la Gironde : 093300548) confirmé par le Tribunal administratif de Toulouse. Il vient de demander l’asile en procédure d’urgence... mais il est très rare que le statut de réfugié soit octroyé en rétention.

Lorsque la décision d’asile tombera (sous deux jours), plus rien n’empêchera son expulsion ... sauf notre mobilisation.

Ramzy avait connu l’Ardhis en 2006 alors qu’il envisageait une régularisation qui n’a pas pu aboutir.

Ramzy est un garçon timide et discret mais très attachant. Il a grandi à Tataouine dans un milieu populaire et très traditionnel. Parisien depuis 10 ans (arrivée en France en août 1999), il travaille depuis son arrivée pour des PME du bâtiment.

Malheureusement les Tunisiens jusqu’à ces derniers jours restaient exclus de la régularisation par le travail, une discrimination de plus comme l’a souligné la Halde. L’ avenant à l’accord bilatéral franco-tunisien publié au journal officiel le 26 mai dernier a enfin permis que son patron engage en sa faveur la démarche de régularisation pour ce monteur en structures métalliques très apprécié , un métier qui reste sous tension et enfin ouvert aux Tunisiens.

A cette discrimination s’en ajoute une autre.
Ramzy est homosexuel. Son éducation l’a longtemps conduit à dissimuler cette différence. Si sa famille le savait, elle le renierait. A son arrivée, il a vécu avec son frère jusqu’à ce que celui-ci ne menace de dévoiler à la famille qu’il était gay. Heureusement, Ramzy qui a noué ici des amitiés fortes et durables avec André et Jean-Marc des amis français , a pu alors être soutenu et aidé dans ses difficultés.

Il y a 4 ans, en 2005, Ramzy rencontre Brahim dont il tombe très amoureux. Avec Brahim, il avait enfin accepté de vivre pleinement une relation avec un homme. Ils s’étaient même pacsés. Mais courant 2006, un cancer du colon a emporté Brahim en 6 mois. Aujourd’hui, Ramzy vit chez André. Il était parti se reposer en Gironde près de la mer chez un ami...

Jusqu’à l’arrestation.

Après 10 ans ici, tout s’écroule pour lui ... Il va devoir rentrer : pour faire quoi ? pour vivre quoi ?

Pour recommencer à vivre son homosexualité dans la clandestinité et être
contraint d’accepter un mariage qu’il ne veut pas ?

Est-ce que la France peut se satisfaire de renvoyer dans un pays quitté il y a dix ans, un homme en sachant qu’il y sera réduit à vivre dans la clandestinité par peur d’être persécuté si l’on apprenait sa vérité, alors même que c’est ici qu’il a construit sa vie d’homme , sa vie professionnelle et sa vie affective, qu’ enfin il vivait ici sa différence avec quiétude et liberté ?

La Marche des Fiertés est samedi prochain, alors notre mobilisation pourrait payer !!

MOBILISONS NOUS EN ÉCRIVANT AU PRÉFET DE GIRONDE
FAITES UN COPIE-COLLER DE LA LETTRE PROPOSÉE ET ADRESSEZ LA AU PRÉFET
PAR EMAIL OU PAR FAX

Coordonnées de la préfecture de Gironde :
Fax du préfet : 05 56 90 64 76 ;
Fax de la préfecture : 05 56 90 60 67 ;
Tel : 05 56 90 60 60 ;
dominique.schmitt@gironde.pref.gouv.fr ;
prefet@gironde.pref.gouv.fr ;
bernard.gonzalez@gironde.pref.gouv.fr ;
jean-marc.falcone@gironde.pref.gouv.fr.

Contact Presse : *Thomas au 0619640391 / contact@ardhis.org