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L’Anafé (Association nationale d’assistance
aux frontières pour les étrangers)
dénonce les conditions inhumaine
dans lesquelles environ 150
demandeurs d’asile, principalement
tchétchènes, sont maintenus, dans les
salles de maintien des aérogares de
l’aéroport de Roissy.

Du fait de la saturation du lieu d’hébergement
dit hôtelier, Zapi 3, ils passent
jours et nuits dans les salles de
transit des aérogares, dans des conditions
d’hébergement qui ne sont pas
conformes à la législation.

Obligation de se relayer pour trouver
le sommeil sur des bancs en métal
dans des salles exigües ; accès difficile
au téléphone ; accès difficile aux sanitaires
 ; chauffage déficient et accès
limité à des soins médicaux.

L’isolement est renforcé par la séparation
des familles, réparties sur l’ensemble
des aérogares. En général,
femmes et enfants sont transférés
dans la zone d’hébergement (ZAPI3),
certains ayant néanmoins également
passé la nuit en aérogare.

Après séparation des membres des
familles, aucune information n’est en
général délivrée sur leur sort. Ces personnes
sont perdues car elles sont
dans l’impossibilité de s’exprimer et
de se faire comprendre, n’ayant pas
d’accès à un interprète.

Ces informations confirment les
observations publiées dans le rapport
de l’Anafé sur la situation des étrangers
maintenus en aérogare, intitulé
Une France inaccessible – qui vient de
paraître.

L’Anafé demande la libération immédiate
de ces personnes afin qu’elles
puissent déposer une demande d’asile
ou au moins un transfert dans le local
réservé à cet effet (Zapi 3) où elles
pourront effectivement exercer les
droits qui leur sont reconnus par la
loi.

Une telle situation est manifestement
contraire à la dignité de personnes et
aux conditions d’accueil des personnes
sollicitant leur admission en
France au titre de l’asile et doit prendre
fin immédiatement.

[Source : Anafé]